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Levothyrox : le tribunal de Lyon rend son jugement sur le présumé “défaut d'information”

Le laboratoire Merck a-t-il suffisamment informé les utilisateurs de son Levothyrox avant de mettre sa nouvelle formule sur le marché ? C’est sur cette question de l'éventuel défaut d'information que le tribunal de Lyon devra donner sa réponse aujourd'hui.

Par Christian Conxicoeur

C'est le 5 mars que le tribunal de Lyon, saisi au civil, doit rendre un jugement très attendu par nombre d'utilisateurs du Levothyrox, ce médicament contre l'hypothyroïdie. 
 
Sa nouvelle formulation avait été mise sur le marché au printemps 2017, mais un collectif de patients a saisi la justice, estimant que le laboratoire fabricant, Merck, n'a pas suffisamment communiqué sur les possibles effets secondaires de cette nouvelle formule et a -de fait- engendré un préjudice d'anxiété chez ses utilisateurs.

Le produit est utilisé par 3 millions de patients en France selon le laboratoire. Pour ses détracteurs, il serait à l’origine d’effets indésirables chez plus de 30 000 patients.
 

Une action collective de 4113 plaignants


Les symptômes : des insomnies, des vertiges, des maux de tête, de la fatigue. Autant de problèmes qui -pour les 4113 plaignants regroupés dans une action collective- trouvent leur origine dans la modification de la formule, dont ils n’ont pas été averti, ou en tout cas pas suffisamment selon eux.

A l'audience, le 3 décembre dernier, près de Lyon où le groupe pharmaceutique allemand a son siège français, les avocats des plaignants avaient réclamé une indemnisation de 10.000 euros pour chacun d'eux.
 

Une action en justice, au civil, qui se distingue de l'enquête pénale toujours instruite par le pôle santé du TGI de Marseille. 

Le résumé de Yaëlle Marie : 

A Lyon, c'est bien la gestion par Merck en terme de communication dont il s'agit. Du côté de la défense de l’industriel, on estime que le groupe a fait ce qu’il fallait en répétant par vagues successives les mises en garde : 300 000 communication par courrier fax et mail, auprès 200 000 professionnels de santé.
 
Le récit de Me Christophe Leguevaques, avocat des victimes du Levothyrox, interviewé par Paul Satis dans le 12/13 : 
 

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