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Lyon : deux étudiants lyonnais accusent des policiers de les avoir agressés sans raison

© Mathieu Boudet, France 3 Rhône-Alpes
© Mathieu Boudet, France 3 Rhône-Alpes

En rentrant à pied d'une soirée étudiante dans la nuit du 20 au 21 février 2019, deux amis estiment avoir été victimes de violences policières à Lyon. L'un d'eux, victime d'une fracture au poignet, a produit un certificat médiacal établissant une incapacité totale de travail de 100 jours.

Par Christian Conxicoeur

Benoît et Florent ont-ils été tabassés gratuitement par des policiers ? c'est en tout cas ce que soutiennent ces deux étudiants qui ont déposé plainte le 22 février dernier.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 20 au 21 février 2019 dans le centre de Lyon : les deux amis rentrent à pied d'une soirée étudiante, quand vers 3h30 du matin, ils sont surpris par les phares d'un véhicule qui surgit derrière eux, puis s'arrête tout net place Saint-Nizier. 
 

Frappés sans raison apparente


Florent, qui a eu peur de se faire écraser, aurait poussé un cri. Aussitôt il explique apercevoir trois personnes sortant en toute hâte d'un véhicule de police serigrafié pour fondre sur eux. L'un des fonctionnaires l'aurait alors violemment poussé, le faisant tomber en arrière. Sa tête aurait alors cogné le sol.

Son ami Benoît, tentant de calmer le jeu a, à son tour, été violemment mis à terre "par une balayette", puis victime de coups de pieds dans l'abdomen et les jambes alors qu'il était au sol. 
 

Des contusions, un poignet cassé et 100 jours d'interruption temporaire de travail


Les deux jeunes finissent par se relever et battre en retraite, poursuivis par les deux fonctionnaires, ceux-ci demandant à leur collègue -une femme en retrait lors de l'agression- de les "gazer", ce qu'elle se refusera à faire.

Ils s'en vont non sans insulter copieusement les deux jeunes et les menacer de garde à vue. Au final, Benoît qui ressent de vives douleurs au poignet et à l'abdomen, fera constater de nombreux hématomes et une fracture du scaphoïde du poignet gauche, entraînant une interruption temporaire de travail ( ITT)  de 100 jours.
 

Faire parler les images de vidéosurveillance


Pourquoi un tel déchainement de violence ?  C'est ce que Benoît, étudiant en DUT technique de commercialisation, aimerait comprendre. Doit-on y voir une motivation raciste, du fait du type nord-africain de son ami Florent, dont le papa est algérien ? C'est une des pistes que son avocat Me Jean-Christophe Basson-Larbi aimerait voir explorée. 

Pour l'heure l'IGPN, la "police des polices" a été saisie et Me Basson-Larbi a demandé au parquet l'exploitation des images de vidéosurveillance captées dans le secteur Saint-Nizier.
 

Des policiers identifiés, une victime qui veut comprendre


Les services du procureur de la République de Lyon confirment par ailleurs que les fonctionnaires mis en cause ont été d'ores et déjà été identifiés et qu'il seront auditionnés très prochainement. 

Benoît, de son côté, vient de passer une contre-visite médicale à l'unité médico-judiciaire. Il reste mesuré et "ne fait pas d'amalgame" entre la police et quelques "brebis gâleuses".

Selon son avocat, il continue de faire confiance à l'institution policière mais veut des réponses. Il veut comprendre pourquoi lui et son ami ont subi une telle violence injustifiée, l'obligeant à renoncer à ses deux jobs étudiants qui lui servaient à payer ses études. 




 

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