Menaces de mort contre les élus : “on a affaire à des fous furieux”

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Écrit par Théo Touchais

Alors qu'ils examinent le projet de loi qui transforme le pass sanitaire en pass vaccinal, de nombreux députés reçoivent des menaces de mort. Ces élus dénoncent le caractère “extrêmement violent” de ces dérives.

“On arrive”, “tu es dans la liste”, “on a des armes à feu”, “tu ne t’en sortiras pas comme ça”... Des exemples de messages reçus par Blandine Brocard, députée du Rhône (Modem) dans un mail.

“Et j’ai reçu un autre mail trois jours plus tard intitulé « Tu vas te prendre des balles », révèle la députée sur le plateau de France 3 Rhône-Alpes.  

Ces élus ne sont pas les seuls concernés selon Blandine Brocard. “Une cinquantaine de députés est dans la boucle de mails. Dans ces mails, il y a nos adresses personnelles.”

Thomas Rudigoz, députée du Rhône (LREM), fait partie de ceux dont l’adresse du domicile a été révélée.Je relativise, mais je suis également inquiet pour ma famille. J’ai des enfants, on ne vit pas planqués dans un bunker.”  

Depuis une semaine, le député révèle avoir reçu une dizaine de menaces de mort.  "On a affaire à des fous furieux dans les termes qu’ils utilisent. Ils nous parlent de décapitation, de nous tuer. On sent des gens extrêmement violents.”  

“A la limite de basculer dans un terrorisme idéologique”

  La raison de ces menaces : la politique sanitaire du gouvernement. Le lundi 3 janvier marquait d’ailleurs le premier jour de discussions à l’Assemblée nationale autour du projet de loi qui transforme le pass sanitaire en pass vaccinal. 

L'examen du projet de loi a fait l'objet d'une suspension surprise par l'Assemblée lundi soir, une majorité de députés a voté contre la poursuite des débats après minuit.

La conférence des présidents de groupes parlementaires devrait donc inscrire la suite de l'examen du texte à l'agenda de l'Assemblée. Un retard dans le calendrier annoncé par le gouvernement semble donc à prévoir puisque le pass vaccinal devait entrer en vigueur dès le 15 janvier.