Metropole de Lyon : deux policiers blessés lors de violences urbaines à Saint Priest

Suite à une intervention banale, à Saint-Priest dans la métropole de Lyon, des policiers ont été attaqué sans raison par une trentaine de jeunes, jeudi 30 mai au soir. La situation a dégénéré, et des policiers ont dû abandonner leur véhicule aux émeutiers.
Des policiers municipaux, débordés par les agresseurs, ont dû abandonner temporairement les véhicules sur place, dégradés par ces derniers.
Des policiers municipaux, débordés par les agresseurs, ont dû abandonner temporairement les véhicules sur place, dégradés par ces derniers. © Alliance Police
Alors qu'ils intervenaient pour un différend familial dans le quartier de Bel Air à Saint-Priest, dans la métropole de Lyon, des policiers ont été pris à partie par une trentaine de jeunes, dans la soirée de jeudi 30 mai.

 

Caillassés sans raison


Alors que l'équipage de police intervenait sur place, un attroupement s'est formé et les forces de l'ordre ont été rapidement prises à partie. Les policiers ont été caillassés, et une policière "a été blessée à la cheville", suite à un jet de pavé, et a hérité de 5 jours d'ITT, rapporte la DDSP du Rhône. 

Les échauffourées ont commencé vers 17h30. Les policiers appellent alors des renforts. Un véhicule du Groupe de Sécurité de Proximité local, un équipage de la Brigade Spécialisée de Terrain du 8ème Arrondissement de Lyon, et la police municipale viennent prêter main forte à l'équipe sur place. 

 

Les policiers abandonnent leur voiture


Des équipes de la police municipale ont été submergées par les agresseurs, et ont dû quitter les lieux précipitamment, abandonnant temporairement les véhicules sur place. Selon Alliance, les véhicules ont ainsi été laissés "aux émeutiers qui pourront ainsi dégrader puis piller ces derniers en toute impunité."  La guérilla urbaine s'est poursuivie, et un 2ème policier du GSP a été légèrement blessé. Selon une source policière, celui-ci aurait été "mordu" par un émeutier, sans que nous n'ayons plus de précisions à ce stade sur les circonstances de l'agression.

Un suspect a été interpellé durant les faits. Mineur, il  été placé en garde à vue. Le syndicat Alliance s'indigne de ces nouveaux faits, qu'il condamne, et dénonce "la multiplication des agressions volontaires dirigées à l’encontre des policiers sur l'agglomération lyonnaise."



 
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