Obsèques de Gérard Collomb : "J’étais sur le parvis, c'était une matinée chargée en émotion"

Conformément aux dernières volontés de Gérard Collomb, des centaines de places étaient réservées dans la primatiale Saint-Jean de Lyon à monsieur et madame tout le monde, souhaitant lui rendre un dernier hommage. Mais pour ceux qui n'ont pu ou voulu entrer dans l'édifice religieux, il était possible de suivre la cérémonie depuis le parvis.

Sur le parvis de la primatiale Saint-Jean de Lyon ce mercredi 29 novembre, ils étaient quelques centaines à s'être réunis pour rendre un dernier hommage à Gérard Collomb. Certains sont arrivés trop tard pour espérer entrer, d'autres n'ont pas osé.

Les quelques petits degrés au thermomètre n'ont pas refroidi tous ces cœurs qui battaient ce matin à l'unisson pour Gérard Collomb. Les visages sont fermés. On tente ici et là de cacher quelques larmes qui s'échappent. Chacun se remémore son petit bout d'histoire avec l'ancien maire de Lyon.

Recueillement et émotion

"C'est quelqu'un que j'admirais beaucoup. Il a fait beaucoup pour sa ville", nous confie Yveline. Elle se trouve des similitudes avec Gérard Collomb. ''Je suis née à Chalons-sur-Saône comme lui et je suis venue à Lyon comme lui", sourit-elle.

Pour elle, Gérard Collomb était avant tout un maire accessible. "C'était quelqu'un de très humain. On pouvait venir de la rue, il avait toujours une parole gentille pour nous" se remémore-t-elle. 

Certains ne sont pas venus les mains vides. Isabelle tient dans sa main un souvenir cher à son cœur, une photographie prise avec Gérard Collomb en 2006. "C'était lors d'une soirée crêpe au Sofitel" se remémore la Lyonnaise. Une soirée durant laquelle elle a rencontré le maire de Lyon. "Il était souriant, proche du peuple. Il a fait de Lyon une belle ville où il fait bon vivre". Pour elle, c'était primordial de venir lui rendre hommage. 

Hommage et remerciements 

Dans le public, tous les âges se côtoient. Si certains n'étaient pas nés lorsque Gérard Collomb a gagné ses premières élections municipales, tous partagent les mêmes émotions. 

"Moi, je l'ai connu tout jeune, quand François Mitterrand était premier secrétaire" (du Parti Socialiste, NDLR), se souvient Nicole. "Quand il a gagné en 2001, j'étais sur la place Bellecour avec lui, on a célébré ça ensemble... c'était un bon Gône de Lyon. Il aimait bien manger, il aimait la culture... Avec tout ce qu'il a fait, merci beaucoup Monsieur Collomb".

Sur l'écran géant installé par la Métropole, on découvre ce qui se passe à l'intérieur de la primatiale. Les religieux règlent les derniers détails de l'office. Les enfants de chœur se tiennent prêts à escorter le cercueil jusqu'à l'hôtel. 

L'émotion monte d'un cran lorsque le cercueil quitte le corbillard et rentre dans la primatiale, escortée par sa famille, au son des orgues. 

"Je connaissais Gérard Collomb depuis qu'il était maire du 9ᵉ arrondissement", témoigne Djamila "On s'est toujours suivi, accompagnés... son plus grand rêve, c'était de devenir maire de Lyon et il y est arrivé, bravo à lui", témoigne-t-elle non sans émotion.  "Je garde précieusement en souvenir ces nombreux mardis où nous déjeunions ensemble rue du Louis Loucheur pendant de nombreuses années, merci". 

Au moment où les portes de la primatiale se sont refermées pour le début de la cérémonie, un silence religieux s'est emparé de la place Saint-Jean. Une heure plus tard, c'est sous les applaudissements, le cercueil de Gérard Collomb est ressorti pour son dernier voyage. 

Il a été inhumé dans l'intimité familiale au cimetière de Loyasse dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon.