Persévérance, le dernier né de la NASA débarque sur mars avec des équipements élaborés à Lyon

Ce jeudi 18 février, le rover de la NASA se posera sur la planète mars, après un voyage de 470 millions de km. Des scientifiques du monde entier tenteront de savoir si la vie a pu exister sur la planète rouge. Parmi eux, des Lyonnais, impatients de participer à l'aventure !

"Cette mission, c'est là la première étape du retour d'échantillons martiens" précise Erwin Dehouck, qui est pour sa part, enseignant-chercheur laboratoire de géologie à Lyon 1.
"Cette mission, c'est là la première étape du retour d'échantillons martiens" précise Erwin Dehouck, qui est pour sa part, enseignant-chercheur laboratoire de géologie à Lyon 1. © Images de synthèse : CNRS

Un œil sur Mars mais les pieds bien sur terre, ils sont 400 scientifiques à travers le monde à attendre l'événement. Parmi eux, des Lyonnais participent au programme international nommé Persévérance. Le nom de ce véhicule tout-terrain qui se posera sur la planète rouge ce 18 février à 21h55.

Cathy Quantin-Nataf est professeure au laboratoire de géologie à Lyon 1, après des années de recherches, elle cherche encore "Je suis sur le cratère G0, je voulais essayer de montrer l'ellipse d'incertitude d'atterrissage qui va se passer quelque part là, au milieu." Cette chercheuse a retenu le cratère G0, car il présente toutes les caractéristiques d'un lac. L'objectif de la mission est d'étudier la géologie de la planète. Et pour cela, Persévérance va procéder à toutes les analyses grâce à un objectif franco-américain nommé super Cam.

"Il y a plusieurs instruments pour voir la liste des roches, mais c'est le seul objectif qui fait ça à distance. Cette technologie laser est française, c'est pourquoi la Nasa est venue chercher les français" raconte Cathy, "en fait, c'est ce qui permet d'analyser beaucoup, beaucoup, beaucoup de roches. Après, il y a un bras qui permet des analyses un peu plus précise et qu'on utilisera une fois qu'on aura fait un premier tri avec super Cam". Et après toutes ces analyses, le choix sera fait ou pas de prélever des échantillons. Il n'y a que 30 places pour les échantillons. "ça va beaucoup nous occuper. On recherche les biosignatures qui sont très extrêmement difficiles à détecter".

Un œil sur Mars mais les pieds bien sur terre, ils sont 400 scientifiques à travers le monde, parmi eux des lyonnais participent au programme international nommé persévérance. Le nom de ce véhicule tout-terrain qui se posera sur la planète rouge ce 18 février à 21h55.
Un œil sur Mars mais les pieds bien sur terre, ils sont 400 scientifiques à travers le monde, parmi eux des lyonnais participent au programme international nommé persévérance. Le nom de ce véhicule tout-terrain qui se posera sur la planète rouge ce 18 février à 21h55. © FTV

Une première étape...

"Cette mission, c'est la première étape du retour d'échantillons martiens" précise Erwin Dehouck, qui est pour sa part, enseignant-chercheur au laboratoire de géologie à Lyon 1. "C'est quelque chose, dans la communauté, qu'on attend depuis des années parce que mars, on l'étudie beaucoup. D'abord, on l'a étudié avec des télescopes, après avec des sondes spatiales, avec des rovers, mais on aimerait bien avoir des roches martiennes dans les mains. Cette missionva nous permettre de collecter ces échantillons en vue de les rapporter sur terre d'ici 2031."

Il faudra attendre une dizaine d'années et une autre mission pour aller récupérer les roches, car trop lourd avec ces 1.5 tonnes, Persévérance ne fera qu'un voyage aller. En attendant pour la communauté scientifique, le compte à rebours a commencé. "Ça fait 2 ans qu'on s'entraîne. On parle beaucoup de cet atterrissage. On fait plein de scénarios et là ça devient réel. Il y a de l'excitation."

Un événement que vous pourrez suivre en direct à 21h55 sur les sites internet de la Nasa ou du CNRS.

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