Pour les Restos du cœur, c'est un week-end crucial de collecte dans les supermarchés

Les Restos du cœur organisent leur grande collecte annuelle du 1er au 3 mars. L’association, en situation critique, espère récolter de nombreux dons pour continuer d’assurer ses missions

C’est un week-end primordial qui s’ouvre pour les Restos du Cœur. Comme chaque année, l’association d’aide alimentaire fait appel à la générosité des particuliers qui font leur course, afin de récolter des denrées et des produits d’hygiènes.

Les bénévoles de l’association sont donc présents jusqu’à dimanche dans plusieurs supermarchés de la ville pour recueillir les dons. À l’entrée, une petite liste indiquant les produits les plus essentiels à récolter est distribuée. Parmi eux, des pâtes et du riz, mais aussi des produits d’hygiène et pour bébés.

L’association, fondée en 1985 par Coluche, assure désormais 35% de l’aide alimentaire en France, dans un contexte où la précarité alimentaire augmente. Ils sont désormais 45 000 bénéficiaires dans le Rhône, soit 20% de plus que l’année dernière. Parmi eux, 40% ont moins de 18 ans

Une collecte essentielle

Les Restos du cœur espèrent que les Rhodaniens seront au rendez-vous. Entre 2022 et 2023, 4,5 millions de repas ont été distribués dans le département et ces collectes auprès des particuliers assurent une partie non négligeable de l'aide que l’association distribue aux plus démunis. C'est donc notamment grâce à la solidarité citoyenne qu’elle peut assurer ses missions.

L’année dernière, 9 000 tonnes de marchandises avaient été récoltées au niveau national, dont 157 dans le Rhône. Mais avec l’inflation, de nombreuses personnes doivent elles-mêmes se serrer la ceinture en faisant leurs courses, et n’ont plus les mêmes moyens pour donner.

Cette collecte nationale s’inscrit dans un contexte compliqué pour les Restos du cœur. Ces dernières années, l’association a fait face à une augmentation de la demande des bénéficiaires. Parallèlement, elle est confrontée à une baisse de ses moyens due à la diminution des subventions publiques et à l’inflation.

Cet hiver, les Restos du cœur n’ont eu d’autres choix que de baisser les barèmes de revenus permettant de bénéficier de l’aide alimentaire, faute de moyens suffisants. Pour la première fois de son histoire, elle a donc dû refuser des bénéficiaires.