Premières confirmations de l'enquête concernant l'incendie mortel à Vaulx-en-Velin

En décembre 2022, dix personnes perdaient la vie dans l'incendie d'un immeuble à Vaulx-en-Velin, aux portes de Lyon. Huit mois après, les circonstances de ce drame se précisent. L'origine du feu serait d'origine humaine. L'avocat d'une vingtaine de familles endeuillées et sinistrées, a répondu à nos questions.

L'enquête est toujours en cours, mais l'avocat de certaines familles a pu avoir accès aux premières conclusions sur l'origine du sinistre.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2022, dans une copropriété située rue des Barques à Vaulx-en-Velin, un incendie se déclarait. Dix personnes, dont quatre mineurs, perdaient la vie. Très rapidement, les soupçons se portent sur le hall de l'immeuble. Des habitants racontent qu'il était régulièrement squatté par des dealers.

Feu d'origine humaine : la piste "la plus probable"

Un canapé, des branchements électriques en tout genre, des radiateurs d'appoint... "Le hall d'entrée était meublé comme un appartement" raconte Me Yves Hartemann, avocat des familles. Dès le début des investigations, les premières expertises confirment que le feu serait parti de la base du bâtiment. Huit mois après les faits, l'avocat a pu en savoir plus. 

Les expertises ont permis d'éliminer un départ de feu suite à une fuite de gaz. L'origine électrique a, elle aussi, été écartée. La dernière hypothèse, celle d'un départ du feu dans le canapé, est retenue.

Me Yves Hartemann, avocat des familles

Selon ce spécialiste en droit des victimes, l'origine humaine est donc la plus probable. Que ce soit volontaire ou involontaire, l'infraction pénale semble caractérisée. Me Hartemann a, de ce fait, décidé de saisir la commission d'indemnisation des victimes afin d'obtenir les premières provisions.

Aujourd'hui, certaines familles sont encore logées de façon précaire. Le relogement prend du temps, en partie à cause de la tension immobilière sur la région lyonnaise.

Quant à l'enquête, elle pourrait encore durer une année. Selon nos confrères du Progrès, "les autorités n'auraient procédé à aucune interpellation ni garde à vue".