Rhône. Le “décrocheur de portrait” d’Emmanuel Macron condamné, le mouvement climat de Lyon fait appel

Charles, le «décrocheur de portrait» d’Emmanuel Macron à la mairie de Villeurbanne (Rhône) écope de 500€ d’amende avec sursis et d’une requalification du motif de comparution en “vol”. «Totalement incohérent», le mouvement climat de Lyon fait appel.

“C'est alarmant que ce soient ceux qui dénoncent  l'inaction du gouvernement qui soient condamnés. Nous faisons appel de cette décision pour clamer notre volonté de justice climatique et sociale !”  Tatiana Guille, porte-parole Alternatiba ANV Rhône.
“C'est alarmant que ce soient ceux qui dénoncent l'inaction du gouvernement qui soient condamnés. Nous faisons appel de cette décision pour clamer notre volonté de justice climatique et sociale !” Tatiana Guille, porte-parole Alternatiba ANV Rhône. © Photo "Alternatiba"

Charles de Lacombe, militant pour le Climat et la Justice Sociale, et «décrocheur de portrait présidentiel», a été déclaré coupable ce lundi 1er mars 2021 : il écope de 500€ d’amende avec sursis et d’une requalification du motif de comparution en "vol".

"Alors que les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat viennent de rendre leur avis sur le projet de loi dangereusement insuffisant du gouvernement, critiqué par un large panel d’institutions et organisations, le signal envoyé par le tribunal de Lyon avec cette condamnation semble totalement incohérent". Le collectif Alternatiba ANV Rhône a décidé de faire appel


Retour sur le procès

Arrêté suite à une action de désobéissance civile non-violente visant à dénoncer l’inaction du président et du gouvernement face à l’urgence climatique et sociale, Charles risquait jusqu’à 7 ans de prison et 100.000€ d’amende.

Mercredi 27 janvier, Charles de Lacombe avait comparu devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon pour avoir décroché et "détourné de sa fonction principale" le portrait du président Emmanuel Macron, il y a près de deux ans, à la mairie de Villeurbanne dans le Rhône. Le procureur avait requis une amende ferme de 500€.

A Lyon, après la relaxe historique qui avait été prononcée le 16 septembre 2019, les deux "décrocheurs de portrait" lyonnais, Fanny Delahalle et Pierre Goinvic avaient à nouveau été convoqués devant la justice en appel à Lyon. Le procureur avait constaté la relaxe en première instance et requis des amendes fermes de 500 euros.
Aujourd’hui, l’affaire est portée en cassation et le procès toujours en cours.  

 

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