Villeurbanne : choc frontal en perspective entre Vallaud-Belkacem et “En marche” aux législatives

Emmanuel Macron est en tête du scrutin présidentiel à Villeurbanne avec 79, 51% des voix contre  20,49% pour Marine le Pen. Une rude confrontation s'annonce aux législatives puisqu'"En marche" a confirmé qu il opposerait un candidat à Najat Vallaud-Belkacem, la candidate investie par le PS.   
   

Par Philippe Bette

Emmanuel Macron fait près de 80% des voix à Villeurbanne au second tour de la présidentielle. Dans cette ville où il était déjà arrivé en tête du premier tour (27,73%) devant Jean-Luc Mélenchon (26,48%), Emmanuel Macron et bientôt le front Républicain ont eu raison du Front National. Les voix de droite et de gauche se sont mêlées clairement pour faire perdre Marine Le Pen. Même si le vote blanc s'est exprimé aussi nettement par ailleurs (9,2%) pour traduire un désaveu des candidats en lice.


Pour le maire socialiste de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, la victoire d'Emmanuel Macron s'explique par "la mobilisation des électeurs de gauche et des démocrates et (...) à leur refus du Front National". Il souligne aussi qu'en votant blanc ou nul, "de nombreux francais ne se reconnaissaient dans aucun des candidats, pas même celui qui a incarné les valeurs républicaines, traduisant un grand désarroi".

Même si elle a pu se réjouir de la victoire d'Emmanuel Macron, son score élevé à Villeurbanne n'est pas non plus une très bonne nouvelle pour Najat Vallaud-Belkacem, qui se présente ici aux élections législatives au nom du PS.
Sur le plateau de France 2, la ministre sortante félicitait dimanche soir les francais "parce qu'ils se sont mobilisés très massivement pour faire barrage au Front National", citant le rapport des forces dans sa propre circonscription (80/20).

Mais elle prenait aussitôt ses distances avec E. Macron :"Il y a des choses avec lesquelles je ne serai pas d'accord" affirmait-elle d'emblée pour confirmer qu'elle serait bien candidate du PS  :"Il est hors de question que je quitte le parti socialiste. Je compte bien au contraire participer à sa reconstruction parce que "la gauche, c'est plus que les 6,5% qui ont été réalisés par Benoît Hamon au premier tour". 


Forte du soutien du maire de Villeurbanne, la ministre sortante du gouvernement Valls veut participer à la recomposition du paysage politique en affichant sa différence. Sauf qu' Emmanuel Macron envisage cette recomposition d'une toute autre manière et souhaite imposer de nouvelles personnalités issues de la société civile partout où c'est possible.

Toujours sur le plateau de France 2, le porte-parole d' "En marche" a confirmé dimanche soir qu'un candidat du mouvement lui sera opposé à Villeurbanne : "Il y aura bien un candidat sous la bannière "La République en marche" dans toutes les circonscriptions".  Ce candidat, encore officieux, s'appelle Bruno Bonnel, le porte-parole du mouvement "En marche" pour le Rhône et qui incarne la réleve politique d'Emmanuel Macron. Un sérieux écueil pour la ministre sortante du gouvernement Valls qui va trouver dans cette circonscription de Villeurbanne un homme d'affaires à qui parler.  

 La réaction de Bruno Bonnell, porte-parole d' "En Marche" dans le Rhône :

       

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