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Meubles Grange : Les salariés veulent négocier des supra-légales

Une quarantaine de salariés attendent de pied ferme l'administrateur judiciaire qui se rend sur le site historique de l'entreprise ce lundi / © DR
Une quarantaine de salariés attendent de pied ferme l'administrateur judiciaire qui se rend sur le site historique de l'entreprise ce lundi / © DR

Face à l'absence de décision concernant une éventuelle reprise de leur société, les salariés organisent ce matin une mobilisation à l'occasion de la venue de l'administrateur judiciaire su le site de St Symphorien sur Coise (Rhône). Objectif : obtenir des primes de départ significatives. 

Par Daniel Pajonk

Alors que les dés semblent jetés, les 130 salariés des Meubles Grange ne veulent pas être "dépecés sans réagir", explique un employé. Ils veulent négocier des primes de départ (primes supra-légales) qui soient à la hauteur de leur préjudice. Très déçus, les salariés sont aussi "dans une grosse colère", reconnaît Laurent Meygret, cadre au marketing de l'entreprise des Monts du Lyonnais. 
Ce lundi après-midi, deux ultimes rencontres ont lieu entre l'administrateur judiciaire et deux repreneurs qui avaient chacun formulé une offre. Offres non retenues par le groupe Middleby, le propriétaire américain des Meubles Grange depuis 2015.
D'un côté, la société Labarère (Pau) a fait une offre dans laquelle 20 salariés seraient repris, moyennant une reprise de la société Grange pour l'euro symbolique, ce que Middleby n'aurait pas accepté. L'autre société, Asiatex (Villeurbanne), spécialisée dans le commerce de gros d'habillement et de chaussures, se proposait de reprendre 6 personnes... 

120 employés sur le carreau 

Si rien ne change d'ici là, la liquidation judiciaire devrait être prononcée par le tribunal de commerce de Lyon le 14 novembre prochain. Deux jours plus tôt, lundi 12,  doit avoir lieu la fin des négociations portant sur la finalisation des licenciements. 130 personnes qui travaillaient encore chez Meubles Grange jusqu'à dernièrement sont concernées. 68 se trouvent sur le site de St Symphorien sur Coise. Les 5 boutiques en propre (3 à Paris, une à Bordeaux et une à Lyon) ferment également. Les 20 personnes qui étaient employées au sein de l'usine Rosyl, basée à St Pierre dans le Jura, perdent leur emploi. Rosyl était spécialisée dans les meubles en chêne. "Une qualité de bois plus robuste dans le temps que la fabrication française", regrette un salarié, dépité. 




 

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