Pollution aux substances PFAS : le Préfet prend deux arrêtés et renforce les contrôles à Pierre Bénite (Rhône)

Le préfet du Rhône a signé le 20 mai 2022 deux arrêtés prescrivant une surveillance renforcée des "polluants éternels", les composés perfluorés, dans les rejets des usines Arkema et Daikin à Pierre Bénite (Rhône).

Suite à la diffusion d’une enquête d'Envoyé Spécial indiquant la présence de PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) à Pierre Bénite au sud de Lyon, le préfet de région a annoncé avoir pris deux arrêtés pour renforcer les contrôles sur les sites industriels Arkema et Daikin.

En France, les perfluorés ne font l'objet d'aucun contrôle sanitaire mais selon la directive européenne 2020/2184 sur la qualité des eaux, les PFAS devront être intégrés dans les analyses sanitaires d’ici 2026. 

Mais la Préfecture veut rassurer et annonce que d'ici l'été 2022, "L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes va mettre en œuvre une surveillance des PFAS dans l’eau brute, traitée et distribuée pour l’eau d’alimentation issue des champs captants de Grigny et Ternay."

Dans un communiqué officiel, le préfet annonce la création "d'une page internet de référence sur les sites de la préfecture du Rhône, de la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (DREAL), de l’Agence régionale de santé (ARS). Elle recensera les résultats des investigations menées par les services de l’État ainsi que les recommandations sanitaires.

Rappel : Les perfluorés à quoi servent-ils ? 

Cette page de référence consacrée aux PFAS précise que "les composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés (PFAS) représentent près de 4 000 composés chimiques synthétiques. Ils sont utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, résistantes aux fortes chaleurs et imperméabilisantes. On les retrouve dans des applications industrielles et dans des produits de consommation : textiles, emballages alimentaires, poêles, mousses anti-incendie, revêtements antiadhésifs... 

Une plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui a été déposée par la mairie de Pierre Bénite. Soutenu par des élus de communes voisines, Jérôme Moroge a pris contact avec des bureaux d'études pour réaliser de nouveaux prélèvements.