Aix-les-Bains : le torchon brûle entre le maire et son ancienne première adjointe sur fond de rivalité aux municipales

Le maire et l'ancienne première adjointe d'Aix-les-Bains se sont écharpés en conseil municipal. / © France 3 Alpes
Le maire et l'ancienne première adjointe d'Aix-les-Bains se sont écharpés en conseil municipal. / © France 3 Alpes

À Aix-les-Bains, la perspective des prochaines élections municipales a électrisé le dernier conseil municipal. Entre le maire et son ancienne première adjointe, officiellement candidate à sa succession, le divorce est consommé. Ils s'opposent sur le budget primitif 2020.

Par M.D. avec Aurore Dupont

"Ce budget primitif ressemblerait à un Waterloo budgétaire pour notre ville", a lancé l'ex-première adjointe à la mairie d'Aix-les-Bains (Savoie) en plein conseil municipal. Alors que les élus s'apprêtaient à voter le budget primitif pour l'année à venir, mardi 17 décembre, Marina Ferrari a comparé le projet de la majorité à la célèbre défaite de Napoléon.

L'illustration, s'il en fallait, des relations tendues qu'entretiennent Renaud Beretti, maire LR d'Aix-les-Bains depuis plus d'un an, et son ancienne première adjointe. Entre eux, les hostilités sont ouvertes depuis que l'actuel maire a officialisé sa candidature aux élections municipales, lundi, deux semaines après sa première adjointe qui a été investie par le MoDem et soutenue par LREM.

Dès le lendemain, Marina Ferrari, qui a démissionné de son poste, lançait la première salve en conseil municipal, attaquant le budget prévisionnel de la ville qui aurait une saveur électoraliste. "On nous annonce un niveau d'investissements qu'on ne saura pas réaliser sur 2020. Donc je dis, à un moment, pourquoi annoncer autant d'investissements alors même qu'on sait qu'on n'ira pas au terme de ces investissements", lance la candidate centriste au siège de maire.

Pour Renaud Beretti la question n'est pas là. Il ne voit pas un budget électoraliste, mais volontariste. "Qu'est-ce que c'est l'investissement ? C'est ce que la ville va dépenser, c'est-à-dire agir au profit des entreprises, de l'emploi, pour des équipements et nous avons beaucoup d'équipements à réaliser. Elle a voté contre (...) C'est complètement contradictoire et irresponsable", estime l'édile.

 

"Je ne suis pas le candidat des états-majors parisiens"


Contradictoire car, étant en charge des finances, Marina Ferrari avait elle-même travaillé sur le dossier en tant qu'adjointe. "On est à deux mois et demi d'une élection importante et si on n'est pas d'accord, on s'en va avant et pas deux mois et demi avant, pas en votant toutes les délibérations, en partant plus tôt si vraiment les choses n'allaient pas", ajoute Renaud Beretti. Marina Ferrari conteste, affirmant avoir "alerté (ses) collègues sur ces points" sans avoir été entendue.
 

Le maire de la cité thermale, qui s'est retrouvé à la tête de l'équipe municipale après la démission de Dominique Dord, étrillait déjà sa première adjointe lors de sa déclaration de candidature. "Je ne suis pas le candidat des états-majors parisiens. Je suis membre des Républicains mais je ne sollicite aucune investiture. Je suis un homme libre. Une municipale doit rester une municipale et c’est d’abord un homme avec une équipe et son projet. Pas quelque chose de piloté par les partis", a-t-il déclaré lors d'un meeting à La Rotonde, rapporte L'Essor Savoyard.

La bataille pour les municipales à Aix-les-Bains ne fait que commencer. Les prochaines tensions devraient se faire ressentir lors de la présentation des programmes, dès janvier 2020.
 
Aix-les-Bains : tensions au sein de la majorité sur fond de rivalité aux municipales

 

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