Savoie : face au risque d'inondation, le Grand Chambéry rappelle les bons réflexes en cas de crue

La cluse chambérienne est particulièrement exposée au risque de crue. Photo d'archives. / © DR
La cluse chambérienne est particulièrement exposée au risque de crue. Photo d'archives. / © DR

Le chantier de restauration de la Leysse, entre La Motte-Servolex et Chambéry, est terminé. Les travaux ont permis de consolider les digues de la rivière qui traverse la ville mais aussi de recréer des espaces naturels. Une campagne d'information sur le risque de crues vient d'être lancée.

Par M.D. avec Vincent Habran

Quatre ans de travaux et 18 millions d'euros ont été nécessaires pour protéger les habitations bordant la Leysse. Le cours d'eau, traversant notamment Chambéry (Savoie), est particulièrement sujet aux crues. La dernière en date remonte à janvier 2018 : l'eau avait atteint le sommet des digues, sans pour autant déborder du lit du cours d'eau.

Une crue qui a permis de vérifier l'efficacité des ouvrages réalisés. "A la fois on a fait des travaux de protection contre les inondations, on a élargi la rivière, on lui a donné plus d'espace, on a refait les digues qui dataient de 1850 dans lesquelles il y avait de l'eau usée, de l'eau potable, la fibre optique... Il y avait plein de choses dedans donc on a tout refait", résume Renaud Jalinoux, directeur du comité intersyndical pour l'assainissement du lac du Bourget.

Chambéry est traversé par trois cours d'eau, rendant la ville particulièrement exposée au risque d'inondation. Un risque non négligeable en période hivernale, quand les pluies sont abondantes, alors le Grand Chambéry s'est lancé dans une campagne de communication sur les bons gestes à adopter en cas de crue.

 

Quels sont les bons gestes à adopter ?


Une plaquette éditée à près de 70 000 exemplaires est actuellement distribuée dans les boites aux lettres. "On rappelle l'histoire des inondations pour qu'il y ait cette culture du risque et les bons gestes à adopter qui sont parfois de bon sens : couper le gaz, l'électricité, monter à l'étage quand il y en a un, ne surtout pas sortir s'il n'y en a pas la nécessité...", énumère Luc Berthoud, vice-président du Grand-Chambéry.

Il est également déconseillé de téléphoner afin de laisser les lignes libres pour les appels d'urgence. En revanche, il mieux vaut rester informé en écoutant les consignes données par les services de secours à la radio, rappellent les autorités dans leur brochure.
 

Ces travaux menés sur la Leysse ont par ailleurs été l'occasion de créer 5 hectares de zones humides. Des espaces qui servent d'éponge en cas de crue et permettent de préserver la biodiversité, car il s'agit de rendre la rivière plus sûre mais aussi plus vivante.

"On a donné 70 mètres supplémentaires (à la rivière) et elle s'est exprimée dedans. Elle a créé des îles, de la végétation a poussé et plein d'oiseaux viennent nicher, on a plein de batraciens, des libellules. On a retrouvé de la biodiversité", ajoute Renaud Jalinoux. Depuis toujours, la cluse chambérienne est exposée aux risques de crues. Les inondations de 1875 et de 1910 sont encore dans les mémoires alors pour les élus locaux, il s'agit d'informer la population pour ne pas encourir des risques évitables.
 
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