VIDEO. En Savoie, le Tétras Libre prend soin des animaux sauvages blessés

En Savoie, le Tétras Libre recueille et soigne des animaux sauvages blessés. Ouvert depuis près d'un an, il a accueilli près de 800 pensionnaires et croule encore sous les demandes.
Le Tétras Libre, situé près de Chambéry (Savoie), recueille et soigne les animaux sauvages blessés.
Le Tétras Libre, situé près de Chambéry (Savoie), recueille et soigne les animaux sauvages blessés. © France 3 Alpes

Un sanctuaire pour mammifères et oiseaux blessés. Le Tétras Libre, ouvert à l'été 2020 près de Chambéry (Savoie), est le seul gros centre de sauvegarde de la faune sauvage en Savoie et Haute-Savoie. Le personnel recueille, soigne et rééduque les animaux sauvages blessés.

Parmi ses pensionnaires, un petit faucon crécerelle à l'aile tailladée à cause de fils barbelés. Depuis son arrivée au centre, il est soigné par Noémie Gazza qui surveille tous les jours l'évolution de son état de santé.

"Ce n'est pas gagné parce que son aile est très froide, ça veut dire que le sang ne circule pas très bien, explique la jeune femme, en service civique au Tétras Libre. On va faire en sorte de nettoyer au mieux la plaie et voir avec le temps si ça se remet ou pas."

En Savoie, le Tétras Libre prend soin des animaux sauvages blessés

 

Centre unique en Pays de Savoie

Comme ce petit rapace, le centre recueille des dizaines d'oiseaux et de petits mammifères blessés qui sont ensuite relâchés dans la nature si leur état le permet. Unique en Pays de Savoie, ce centre inauguré il y a un an fonctionne grâce à des services civiques et des bénévoles, déjà débordés. 

"Depuis avril, on a eu plus de 800 arrivées. Parfois, ça peut aller jusqu'à une dizaine par jour. On peut aussi avoir 80 appels par jour au centre", explique William Lecompte, volontaire.

Pour faire face à la demande, le centre a investi 165 000 euros. Une nouvelle infirmerie, des volières plus grandes : ces travaux devenaient indispensables au regard du nombre d'appels de particuliers, de plus en plus nombreux à solliciter l'aide du centre et à commettre quelques erreurs. 

"On veut surtout éviter que les gens ramassent des animaux qui ne doivent pas être ramassés. Si vous voyez un faon dans la nature, la plupart du temps, sa mère n'est pas loin. Elle est partie pour manger ou parce qu'elle a eu peur de vous. Si vous voyez un oisillon, quand il commence à s'émanciper, il faut le laisser. Sa mère va venir", explique Michelle Nicolas, présidente de l'association de sauvegarde de la faune sauvage.

Au total, le Tétras Libre pourrait accueillir jusqu'à 5 000 animaux sauvages. Reste encore à trouver de nouveaux volontaires pour assurer en prendre soin.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
animaux nature vie associative société