Covid-19 : le plan blanc activé à Chambéry, des opérations vont être déprogrammées dans l'Ain et en Savoie

Des opérations non-urgentes vont être déprogrammées dans les hôpitaux de Savoie et de l'Ain alors que les cas de Covid-19 sont à la hausse. Le plan blanc a été activé mardi dans les hôpitaux de Chambéry et Aix-les-Bains.
Des soignants du Centre hospitalier métropole Savoie accueillant un patient au sein de l'aile dédiée au Covid-19, le 10 avril 2020.
Des soignants du Centre hospitalier métropole Savoie accueillant un patient au sein de l'aile dédiée au Covid-19, le 10 avril 2020. © Vincent Isore / MAXPPP
Après Annecy, les hôpitaux de Chambéry et Aix-les-Bains se mettent en ordre de marche face à la reprise de l'épidémie de Covid-19. Le Centre hospitalier métropole Savoie (CHMS), englobant les deux sites, a activé son plan blanc mardi 20 octobre. Ce dispositif a déjà été déclenché à Annecy la veille, et Grenoble quelques semaines plus tôt.

Il permet de rappeler des soignants pour faire face à l'afflux de patients. Mais surtout, des opérations non-urgentes vont être déprogrammées dans les établissements de soins publics et privés de toute la Savoie dans les 15 jours à venir, sur demande de l'Agence régionale de santé (ARS). Le département de l'Ain est lui aussi concerné. Le directeur général du CHMS, Florent Chambaz, a également annoncé lors d'une conférence de presse la fin des visites dans les Ehpad dépendant du centre hospitalier, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

 

Transferts de patients


Au lundi 19 octobre, 196 malades du Covid-19 étaient hospitalisées dans l'Ain et en Savoie, dont 19 en réanimation. "Des transferts ont désormais lieu entre établissements des différents territoires de la région", fait savoir l'ARS dans un communiqué. Ils y en a eu 14 depuis une semaine, quatre patients ont notamment été transférés des Hospices civils de Lyon vers le Centre hospitalier métropole Savoie de Chambéry. L'idée est de désengorger les hôpitaux les plus sollicités au profit de ceux qui enregistrent une activité moins importante.
 
"Ceci montre que les capacités doivent être progressivement adaptées et ce, dans tous les départements de la région", complète l'ARS qui demande aux établissements de santé de procéder à des déprogrammations dès mercredi 21 octobre. Cela ne concerne pas, à ce stade, "la chirurgie ambulatoire ni les activités programmées de médecine sauf adaptation locale nécessaire".

 
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