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L'inquiétude des salariés de la fonderie Métaltemple à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie)

AG à Métaltemple / © Ana Korolof - France 3 Alpes
AG à Métaltemple / © Ana Korolof - France 3 Alpes

Ce mardi 28 mai, à Saint-Michel-de-Maurienne, 80 salariés de Métaltemple ont débrayé pour assister à l'AG organisée par les syndicats. Au lendemain d'un nouveau sursis de sept jours accordé par le tribunal de commerce, la fonderie a encore un problème de liquidités et l'inquiétude est à son comble. 

Par Franck Grassaud

C'est une entreprise qui a des commandes, un maillon fort dans la chaîne de fabrication automobile et pourtant, Métaltemple va mal. Depuis des mois, la fonderie manque d'argent pour bien redémarrer. 

L'entreprise est en redressement judiciaire et va de report en report au tribunal de commerce. Le 4 juin, il lui faudra pourtant avoir trouvé une solution

Depuis l'annonce de la procédure, l'inquiétude est palpable chez les 222 salariés de Saint-Michel-de-Maurienne (CDD compris) et dans la population. Au début, la direction italienne avait promis qu'aucun emploi ne serait menacé, mais il y a eu un changement de discours. Un plan social est aujourd'hui en cours pour faire partir 27 personnes. 

L'entreprise attendait aussi beaucoup de ses donneurs d'ordre, Renault et PSA. Ces derniers ne souhaiteraient plus participer à la relance en apportant de l'argent frais. Il manquerait donc 1 million 500 mille euros pour gérer le quotidien, payer les salaires et acheter des matières premières. 

Devant autant d'interrogations, les salariés ont débrayé et, en fin de matinée, l'actionnaire majoritaire l'Italien Gianpiero Colla est venu leur parler, expliquer ses efforts pour trouver une solution.

Interview de l'actionnaire de Métaltemple
Gianpiero Colla, actionnaire majoritaire de Métaltemple

Lundi, le mandataire judiciaire a évoqué lui aussi une piste: la vente des murs de l'entreprise à une collectivité locale qui louerait ensuite le site à Métaltemple, sous la forme d'un leasing. Une "bonne idée" pour trouver de l'argent frais, encore faudrait-il qu'une collectivité ose.  

La pression sur les donneurs d'ordre
 

Juste après leur AG, et après avoir écouté leur patron, les salariés ont décidé de bloquer les commandes à destination de Renault et PSA. "Puisqu'ils disent qu'ils n'ont plus besoin de nous, on va bien voir!", explique un salarié. Jusqu'à nouvel ordre, au service des expéditions, les salariés ne remettront plus de pièces aux taxis-colis envoyés par les constructeurs automobiles. 
 

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