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[ Rio Tinto ] Les élus de Saint-Jean-de-Maurienne veulent être associés à la reprise

Les élus devant Rio Tinto / © Faïza Garel-Younsi - France 3 Alpes
Les élus devant Rio Tinto / © Faïza Garel-Younsi - France 3 Alpes

Echarpes tricolores posées sur la poitrine, les élus du conseil municipal de Saint-Jean-de-Maurienne ont porté une motion au directeur du site de Rio Tinto ce lundi 7 janvier.

Par Franck Grassaud

Ce n'est pas tous les jours qu'un conseil municipal au grand complet se présente dans une entreprise. Ce lundi matin, c'était le cas à Saint-Jean-de-Maurienne. N'en pouvant plus de s'inquiéter sur le devenir d'un des plus grands employeurs de la commune, les conseillers municipaux ont fait le forcing pour présenter une nouvelle motion à la direction du site, espérant qu'elle 'remontera' au plus vite. En décembre dernier, des élus de toute la Maurienne avaient fait de même.

Le maire de Saint-Jean-de-Maurienne, Pierre-Marie Charvoz, a pu donner cette motion en mains propres au directeur du site. Un site composé d'un laboratoire de recherche où 39 postes sont appelés à disparaître et surtout de l'usine d'aluminium menacée de fermeture si un repreneur n'est pas trouvé.

Dans sa motion, le conseil municipal déclare qu'il veut être associé à la démarche de reprise. Les élus considèrent que Rio Tinto a une "dette envers la vallée de la Maurienne" et à ce titre il lui faut jouer la transparence. 600 personnes travaillent encore pour l'usine de Saint-Jean, sans parler des emploi indirects dans une vallée qui a beaucoup souffert de la désindustrialisation ces dernières décennies.

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La motion des élus à Rio Tinto
Intervenants : Stéphane Riccio, Opérateur - Rio Tinto; Anthony Furlano, mécancien - Rio Tinto; Pierre-Marie Charvoz, Maire de Saint-Jean-de-Maurienne

Nationalisation temporaire ?


Dans sa motion, le conseil municipal va plus loin en s'adressant directement au gouvernement, demandant une "nationalisation temporaire" en cas de coup dur, c'est à dire si le site ne trouve pas un nouveau propriétaire. Le bruit de cette nationalisation a, un temps, couru avant d'être contredit par le ministère du Redressement productif

Le groupe Rio Tinto Alcan souhaite fermer l'usine s'il n'obtient pas satisfaction dans la renégociation de son contrat avec EDF, qui expire en mars 2014. Ce contrat lui donne accès à des tarifs très préférentiels dans l'achat d'électricité, un coût majeur dans la production d'aluminium.

Mi-décembre, le journal 'Les Echos' parlait de "deux projets de reprise", dont l'un par l'industriel allemand Trimet, un spécialiste de l'aluminium qui dispose de 5 sites outre Rhin.

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Le point sur Rio Tinto

 

Extrait du texte de la motion


Les élus de la Ville de Saint-Jean-de-Maurienne, à l'unanimité,
  • Souhaitent que la Direction de RTA revoie sa position quant à la restructuration de l'activité des fonctions supports et technologiques (recherche) alors même qu'elle s'est engagée à maintenir un potentiel de recherche en France,
  • Appellent l'attention particulière du Gouvernement sur l'urgence des évolutions possibles, tous les moyens devant être envisagés y compris la nationalisation ou nationalisation temporaire dans l'attente de la mise en place d'une filière aluminium en France,
  • Demandent qu'aboutissent les négociations en cours relatives à l'énergie,
  • Souhaitent être tenus informés et associés quant au processus relatif à la reprise du site,
  • Rappellent qu'en tout état de cause, le groupe RTA a une responsabilité et une dette vis à vie de la vallée en matière environnementale, sociale et d'aménagement du territoire que la Ville de Saint-Jean-de-Maurienne entend bien faire valoir intégralement.


 

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