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Savoie. Philippe Trépier maire démissionnaire d'Aillon-le-Jeune : “On ne sert plus à rien”

Philippe Trépier, élu maire d'Aillon-le-Jeune en 2014, a décidé de rendre son écharpe en octobre dernier. / © France 3 Alpes
Philippe Trépier, élu maire d'Aillon-le-Jeune en 2014, a décidé de rendre son écharpe en octobre dernier. / © France 3 Alpes

Selon une étude du Cevipof, publiée en novembre, 60% des maires élus pour la première fois en 2014 '"songent à abandonner tout mandat électif". Philippe Trépier, lui, a sauté le pas. Le maire d’Aillon-le-Jeune en Savoie a fait un triste constat : "On ne sert plus à rien".
 

Par Anne Hédiard

Près d’un maire sur deux songe à “abandonner tout mandat électif”. Ils sont même 60% parmi ceux qui ont été élus pour la première fois en 2014 selon une étude du Cevipof rendue publique en novembre dernier.

Philippe Trépier, lui, n'a pas attendu la publication de cette étude pour rendre son écharpe, ni même la fin de son mandat. Il a démissionné mi-octobre 2018, écoeuré, démotivé. Pour lui, c'était l'évidence : "On ne sert plus à rien".
 

Un trop lourd fardeau

C'est l'ancien maire qui l'avait poussé à se présenter. Philippe Trépier y était allé, assez peu convaincu car son père (premier édile de la commune jusqu'en 89) lui avait fortement déconseillé.

Première difficulté, établir une liste électorale avec 11 noms à trouver.

Et une fois élu, c'est l'engrenage. Les réunions qui s'enchaînent, les commémorations, les dossiers à monter pour des demandes de subventions, les problèmes à résoudre (un arbre couché en travers de la chaussée, un ruisseau qui déborde ...).

Philippe Trépier y passait tout son temps, toute son énergie. Répondant à des mails jusqu'à 2 heures du matin.

Tout est lourd et compliqué regrette Philippe Trépier "On ne peut pas déplacer un caillou sans autorisation, pas couper un arbre tombé en travers de la route ..."

Il y a le poids des responsabilités qui pèse sur les épaules du maire mais pas seulement. Le plus lourd à porter pour Philippe Trépier, c'est le pouvoir qui s'échappe au profit des agglomérations et communautés de communes. 

La goutte qui a fait déborder le vase, c'est le nouveau schéma de développement de la station de Margériaz "imposé par Grand Chambéry" selon Philippe Trépier avec du "mépris pour la population locale".
 

Aujourd'hui, à 61 ans, Philippe Trépier, respire de nouveau. Accompagnateur en montagne de métier, il va reprendre son travail. Et en attendant le coup d'envoi de la saison d'hiver à Noël, il se promène, retrouve des amis, une vie normale quoi ... une vie qu'il avait abandonnée en devenant maire de sa commune il y a 4 ans.
 







 

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