Savoie : portes ouvertes à la ferme pour en finir avec les idées reçues

Élus et citoyens ont pu échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre la réalité de leur métier. / © Dominique Bourget - France Télévisions
Élus et citoyens ont pu échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre la réalité de leur métier. / © Dominique Bourget - France Télévisions

Les agriculteurs ont décidé d’ouvrir leurs exploitations en Savoie pour rencontrer les élus et les curieux afin de montrer les réalités de leur métier et en finir avec les idées reçues.

 

Par Valériane Gouban

Ce mardi matin en Savoie, les agriculteurs ont décidé de participer à l’élan national contre le dénigrement de l’agriculture. Toute la matinée, plusieurs fermes ont ouvert leurs portes aux curieux afin de montrer les réalités du métier et en finir avec les préjugés.  Plusieurs sujets ont été abordés comme le traitement des sols, l'alimentation des bêtes...

Aujourd’hui, on espère convaincre les élus et les consommateurs pour qu’ils achètent nos produits et qu’ils sachent comment on les produit. Nos produits sont bien meilleurs en France par rapport aux autres pays où ils n’ont pas de suivi, de cahier des charges …
- Philippe Tochon, producteur laitier

Au groupement agricole d'exploitation en commun Tochon, à Jacob Bellecombette,on est éleveur et producteur laitier de père en fils. Installés en Gaec depuis plus de 20 ans, Philippe et Laurent Tochon produisent 300 000 litres de lait par an pour la fabrication de la tomme, de l'emmental et de la raclette de Savoie. Avec les nouveaux accords de libre-échange annoncés notamment avec le Canada, le Brésil et l'Argentine, il est urgent pour eux de faire entendre leur voix.

Au cours de cette matinée de rencontre, des élus des communes voisines et un représentant de la préfecture ont fait le déplacement, apparemment à l'écoute des inquiétudes des agriculteurs.

Mise en garde

Au-delà des revendications sur les accords bilatéraux, les agriculteurs réclament aussi des mesures pour condamner les agressions verbales et physiques qu'ils subissent au quotidien. La problématique du loup a également fait partie des discussions. Si l’action d’aujourd’hui était pédagogique, les agriculteurs mettent en garde : la prochaine fois, elle pourrait être plus musclée.  
 

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