Savoie : un homme condamné à trente ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de sa maîtresse, poussée d'une falaise

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Écrit par A.B avec Renaud Gardette

La cour d'assises de la Savoie a condamné, ce mercredi 11 mai, un homme de 42 ans à trente ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de 20 ans. Cet ancien militaire a été reconnu coupable de l'assassinat de sa maitresse qu'il avait poussée du haut du col de la Chambotte (Savoie) en juillet 2018.

Un homme de 42 ans a été condamné, ce mercredi 11 mai par la cour d'assises de la Savoie, à trente ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de 20 ans pour l'assassinat de sa maîtresse en juillet 2018.

A l'époque, l'accusé, Yann Bouvier-Rolland, avait poussé son amante, une cheffe de rang âgée de 27 ans, du haut d'une falaise située au niveau du col de la Chambotte (Savoie). L'autopsie avait également relevé des traces de chaussures sur la victime au niveau de la tête, du cou et du dos. Cet ancien militaire, jugé depuis lundi 9 mai à Chambéry, aurait donné des coups de pieds à sa victime au sol.

Le corps de la jeune femme avait été retrouvé sur la route par un automobiliste 30 mètres en contrebas de la falaise. Sa voiture avait, elle, été retrouvée au sommet. Dans un premier temps, les gendarmes avaient privilégié la piste du suicide. Mais, grâce à l'apport d'un témoignage et aux conclusions de l'autopsie, l'enquête avait été réorientée vers la thèse d'un acte volontaire.

"Pas un mot de remords"

"C'est un verdict qui correspond à la réalité de ce dossier, à l'horreur de ce crime et à l'attitude de l'accusé. Pas un mot de remords, pas d'empathie pour la victime, c'est quelqu'un qui est resté froid du début à la fin de l'audience. Je ne vois pas comment il pouvait espérer que la cour d'assises rende un verdict autre", a déclaré Me André Buffard, l'avocat des parties civiles.

Les jurés ont retenu la thèse de la préméditation, longtemps au cœur des échanges entre les parties civiles et la défense : "Le principe même de la préméditation ou du guet-apens était combattu par nos soins. Nous avions des arguments, qui ont dû être étudiés par la cour puisque le délibéré a été particulièrement long", a réagi Me Olivier Fernex de Mongex.