Soupçons de fraude à l'ESF : le Syndicat national des moniteurs porte plainte pour "dénonciation calomnieuse"

Une action en justice a été initiée par un syndicat interprofessionnel de la montagne pour des soupçons de fraude à l'encontre de moniteurs ESF. Des accusations jugées "fantaisistes" par le Syndicat national des moniteurs qui vient de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse".

Un moniteur de l'Ecole du ski français (ESF) donne une indication a son élève au Grand Bornand le 26 décembre 2018.
Un moniteur de l'Ecole du ski français (ESF) donne une indication a son élève au Grand Bornand le 26 décembre 2018. © Alexis Sciard / MAXPPP

Le Syndicat national des moniteurs du ski français (SNMSF) contre-attaque après un dépôt de plainte pour des soupçons de fraudes de la part de moniteurs. Le jeune syndicat interprofessionnel de la montagne (SIM-CFDT) affirme avoir saisi le Parquet national financier lundi, reprochant à plusieurs Ecoles du ski français (ESF) des "manipulations comptables" visant à tirer au maximum profit des aides publiques.

Il dit avoir porté plainte contre X pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics" auprès de la juridiction après avoir alerté à plusieurs reprises le gouvernement. Selon le président du SIM-CFDT Yannick Vallençant, des ESF locales auraient notamment volontairement décalé le paiement d'honoraires aux moniteurs en 2020 afin que ces derniers puissent bénéficier des aides engagées par l'État en raison de la situation sanitaire.

 

"Accusations fantaisistes"

Et mardi 16 mars, le SNMSF annonçait à son tour avoir déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" après cette prise de parole. Le SNMSF estime dans un communiqué que ces "accusations fantaisistes" et "totalement inexactes (...) portent atteinte à la réputation et à l'honneur" des 17 000 moniteurs de l'ESF. Il regrette que cette plainte "émane d'un groupement qui instrumentalise la justice dans le cadre d'un règlement de comptes inadmissible".

Le syndicat rappelle que la situation des moniteurs de ski est "extrêmement précaire" et qu'il n'est à ce titre "pas tolérable" qu'ils "subissent des dénonciations injustifiées et calomnieuses". Il précise que "toute personne qui viendrait à colporter ou relayer ces insinuations gratuites et d'une extrême gravité" sera poursuivie en diffamation.

 

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