Limitations de vitesse des trains, temps de parcours rallongés : devant l’absence d'engagement de SNCF Réseau, René Souchon, président PS du Conseil Régional d’Auvergne, perd patience et le fait savoir.
Devant l’absence d'engagement de SNCF Réseau, René Souchon, président PS du Conseil Régional d’Auvergne, perd patience et le fait savoir. L'Auvergne avait pourtant signé un Plan Rail en 2009 avec l'Etat et la SNCF pour la remise à niveau et la sauvegarde du réseau ferré. Un investissement exceptionnel de 213 millions d'euros.
Six ans plus tard, malgré les travaux effectués, plusieurs lignes doivent toujours faire face à des limitations de vitesse qui ralentissent les trains et rallongent les temps de parcours. Sont concernées les liaisons Clermont- Ferrand/Saint-Etienne, Clermont-Ferrand/ Montluçon, Clermont-Ferrand/Volvic, Aurillac/Brive et Aurillac/Figeac.
René Souchon a décidé d’alerter le Secrétaire d'Etat en charge des transports Alain Vidalies. Dans un courrier daté du 24 juillet, le président de la Région Auvergne tire la sonnette d’alarme : "Je déplore vivement cette situation, ainsi que l'absence d'engagement de la part de SNCF Réseau pour y remédier. Il me paraît inconcevable que les conditions d'exploitation nominales de ces lignes ne puissent être retrouvées à court terme, alors même que leur infrastructure a été en grande partie renouvelée. D'une manière générale, je regrette de ne pouvoir obtenir, de la part de SNCF Réseau, une information fiable et continue sur l'état du réseau et ses impacts à court et moyen terme sur la desserte TER Auvergne."
Dans ce courrier, René Souchon dresse une liste détaillée de ses récriminations. Il rappelle que les investissements consacrés à ces différentes lignes ont représenté plus de 100 M€, sur lesquels la Région a engagé près de 25 M€ et l'Etat plus de 20 M€. Pour lui, les résultats ne sont pas à la hauteur.
"Sur la section Aurillac/Figeac, écrit-il au ministre, le ralentissement à 55 km/h qui existe sur environ 30 km n'a toujours pas été levé. Les conséquences sur la desserte sont importantes puisque l'enjeu est supérieur à 5 minutes sur la liaison Aurillac/Toulouse."
Concernant la liaison Aurillac/Brive, la SNCF vient d'annoncer une limitation permanente de vitesse à 55 km/h, ainsi que la fermeture d'une voie en gare de Laroquebrou, "empêchant désormais tout croisement et obligeant à allonger les temps de parcours de plusieurs TER." La situation de la ligne Clermont-Ferrand/Saint-Etienne est aussi jugée "préoccupante" avec de nombreux ralentissements, et l'obligation de mettre sur route deux des quatre allers-retours ferroviaires quotidiens.
A cinq mois des élections régionales, René Souchon compte sur le soutien du ministre des transports.