Vaste opération de lutte contre les stupéfiants en Auvergne-Rhône-Alpes

Une importante opération coordonnée de lutte contre les stupéfiants s'est déroulée du 07 au 13 mai 2021 dans toute la région Auvergne Rhône-Alpes. Près de 1700 gendarmes ont été déployés.

Vaste opération de contrôle de stupéfiants sur 7 jours en Auvergne-Rhône-Alpes
Vaste opération de contrôle de stupéfiants sur 7 jours en Auvergne-Rhône-Alpes © Gendarmerie Nationale

La lutte contre les stupéfiants est un enjeu de santé publique et une priorité gouvernementale. Elle s'organise autour d'un plan gendarmerie décliné localement. Du vendredi 07 mai au mercredi 13 mai 2021, une opération coup de poing a été déployée dans les douze départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a mobilisé 1680 gendarmes sur l'ensemble de la région.

Cette opération coup de poing a pour but de contrôler les points de deal "par surprise". Caves, boxs, et même bus ont été contrôlés. L'objectif est bien de "marquer notre empreinte sur le territoire en matière de lutte contre les stupéfiants" explique le chef d'escadron Clémence Ruaudel.

Les gendarmes ont contrôlé des bus lors d'une opération coup de point pour la lutte contre les stupéfiants
Les gendarmes ont contrôlé des bus lors d'une opération coup de point pour la lutte contre les stupéfiants © Gendarmerie Nationale

En 2020,  11.400 infractions ont été relevées par les gendarmes de la région concernant les stupéfiants (11.215 en 2019), dont le démantèlement de 1.115 trafics.

Il s’agit d’infractions relevées grâce à l’initiative des gendarmes sur le terrain et aux investigations judiciaires des unités de recherches. 

Les moyens engagés

200 services dont plusieurs points de contrôles sur des sites pré-identifiés et de flux routiers ont été mobilisés. Des contrôles sur les voies navigables ainsi que sur les plate-formes aéroportuaires et les vecteurs ferroviaires ont complété le dispositif routier.

10 équipes cynophiles ont aussi été mobilisées pour détecter le transport de stupéfiants. Direction interrégionale des douanes et des droits indirects de Lyon, direction zonale de la PAF (police aux frontières) et la police suisse ont travaillé en coopération. 

Plusieurs équipes cynophiles de la gendarmerie engagées dans cette vaste opération de lutte contre les stupéfiants dans la région.
Plusieurs équipes cynophiles de la gendarmerie engagées dans cette vaste opération de lutte contre les stupéfiants dans la région. © Gendarmerie Nationale

Le bilan

"Ces éléments de renseignements nous permettent très clairement d'accéder aux consommateurs aux abords des points de deal et par la suite  de rebondir pour résoudre des enquêtes au long cours", explique le chef d'escadron Clémence Ruaudel dans le cadre d’enquêtes judiciaires pour démanteler l’ensemble des structures des réseaux.

 

Infractions / Sanctions

Usage : « L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’1 an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende » (Article L.3421-1 du Code de la santé publique). Mais une personne interpellée en train de faire usage d’un stupéfiant peut recevoir une AFD de 200 euros.

Trafic : Ceux qui vendent des stupéfiants à des particuliers en vue de leur consommation personnelle risquent 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

-Les peines maximales sont portées à 10 ans de prison si la drogue est commercialisée à des mineurs ou aux abords d’établissements scolaires.

-10 ans de prison et 7 500 000 euros d’amende en cas d’importation, d’exportation, de transport ; portés à 30 ans en cas de bande organisée. 20 ans de réclusion criminelle en cas de production ou de fabrication. La durée de la peine de prison est portée à 30 ans en cas de trafic en bande organisée.

Chaque année, 168.000 personnes décèdent directement de cette consommation dans le monde.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
drogue faits divers