Victime du nouveau Lévothyrox, Marielle Goitschel s'en prend au directeur de Merck France

Invitée dans notre 19/20 dimanche soir, la championne olympique de ski (1964 et 1968) Marielle Goitschel a vertement réagi aux propos du directeur de Merck France, Thierry Hulot, qui qualifiait le rassemblement de "buzz médiatique".

Par Quentin Vasseur

En tant que porte-parole de nombreuses victimes du nouveau Lévothyrox, Marielle Goitschel souffre des mêmes effets secondaires de la formule qui a remplacé en 2010 l'ancien médicament du laboratoire Merck.

On a été pris comme des cobayes, on a été pris en otage


"J'étais une légume !" décrit Marielle Goitschel, invitée de notre 19/20 en marge d'un rassemblement à Bourgoin-Jallieu. "J'étais là, je me traînais, je disais : 'Tu vas pas te laisser avoir, tu vas faire du jardin, tu vas te bouger', mais c'était épouvantable ! Des problèmes de caries, des problèmes de peau... un matin je me suis réveillée le drap était en sang."



"On a été pris comme des cobayes, on a été pris en otage" poursuit l'ancienne sportive qui a réagi aux propos du directeur de Merck France Thierry Hulot, qui a qualifié de "buzz médiatique" les mobilisations contre le nouveau Lévothyrox en assurant qu'il n'y aurait pas de retour à l'ancienne formule.

Marielle Goitschel, invitée du 19/20 de France 3 Alpes
Thierry Hulot, directeur de Merck France ; Marielle Goitschel, ancienne championne olympique et utilisatrice du Lévothyrox. - France 3 Alpes

"L'ancienne formulation est moins stable, la nouvelle est une amélioration qui convient à un très grand nombre de patients. La nouvelle formulation est de meilleure qualité. Cela n'aurait pas de sens" avait-il déclaré sur France Info dimanche.

"C'est un vrai trou du c*l !" s'emporte Marielle Goitschel, qui demande : "Comment se fait-il qu'on fabrique le meilleur Lévothyrox en Italie ?"

"Vous avez un médicament, ça fait 36 ans que je le prends" et d'un seul coup "vous n'avez plus rien et vous n'avez plus d'autrr médicament à prendre" tempête la Savoyarde, qui s'en prend également à la ministre de la Santé Agnès Buzin et à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui assure que les effets secondaires ne sont pas dûs à la nouvelle formule.

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