Quatre syndicats, CGT, FO, FSU, Solidaires veulent empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi. Ils ont appelé à des manifestations et des grèves mardi 5 mars 2013, c'est-à-dire à la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres.
Pour cette journée "interprofessionnelle, plusieurs manifestations et rassemblements ont eu lieu
Côte-d'Or :
Dijon : manifestation à 14h30, Place de la Libération
Nièvre :
Nevers : manifestation à 15h, Bourse du travail
Saône-et-Loire :
- Chalon-sur-Saône : rassemblement à 15h devant le MEDEF
- Le Creusot : rassemblement à 15h, Auditorium de l'Alto
- Montceau-les-Mines : rassemblement à 15h, devant la mairie
- Bourbon-Lancy : rassemblement à 14h, place du Champ de Foire
- Auxerre : manifestation à 15h, Maison des syndicats, Rue Max Quantin
- Sens : manifestation à 10h, Sous-Préfecture de l'Yonne, rue du Général Leclerc
Reportage de Christophe Tarrisse, Christophe Gaillard, Claude Heudes, Romy Ho-a-Chuck et Murielle Rousselin avec :
- Christian Lacroix, secrétaire de l'Union Locale FO Mâcon
- Sandrine Mourey, CGT Côte-d'Or
Fo et la Cgt dénoncent la "la régression sociale"
Depuis la signature le 11 janvier de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par trois centrales - CFDT, CFTC, CFE-CGC - et le patronat, la CGT et FO, qui ont refusé leur paraphe, crient à la "la régression sociale". Ils reprochent à l'accord de faciliter les licenciements et d'accroître la précarité en accordant davantage de flexibilité aux employeurs en échange d'une "sécurisation de l'emploi".L'accord des partenaires sociaux a été transposé sans grande modification par le gouvernement et le projet sera sur la table du Conseil des ministres mercredi 6 mars. Il sera ensuite en débat, début avril, à l'Assemblée nationale en procédure d'urgence, et au Sénat fin avril. "Début mai ce texte sera applicable", a affirmé M. Sapin. "Il faut sauver des emplois le plus rapidement possible, il y a urgence, donc on agit dans l'urgence", a-t-il dit.
FO et CGT "main dans la main, c'est en soi un événement", a relevé Bernard Thibault. L'appel commun à une mobilisation des deux syndicats, historiquement "frères ennemis", est en effet une première.
"La naissance d'un nouveau modèle social"
Le gouvernement insiste pour que "l'équilibre" du texte soit maintenu, manière d'inviter les députés de la majorité à ne pas amender le texte de manière radicale. Mais au PS, tous les élus ne l'entendent pas de cette oreille. C'est le cas notamment de la sénatrice PS, Marie-Noëlle Lienemann.Le Front de gauche a déjà promis des centaines d'amendements lors des débats parlementaires. Leurs collègues écologistes, qui ne se positionneront que fin mars, ont prévenu qu'ils ne seraient "pas avares".
En revanche, cent parlementaires PS ont assuré le gouvernement de leur plein soutien en appelant, dans une tribune, à voter ce projet qui marque, selon eux, "la naissance d'un nouveau modèle social".