Saint-Florentin (89): des grévistes bloquent l'usine Sicli

Des ouvriers de cette unité de fabrication d'extincteurs sont en grève devant le site depuis ce mardi 12 mars 2013. Ils bloquent les portes de l'usine pour dénoncer, notamment, le non-respect du plan de sauvegarde de l'emploi.

Par M. Ba

Au quatrième jour du piquet de grève, les grévistes ont laissé pénétrer leur directeur sur le site en guise de bonne volonté. Pour l'instant, le dialogue est toujours au point mort. Les manifestants souhaitent dénoncer le fait que "le plan sauvegarde de l'emploi n'est pas appliqué de bonne foi" selon les mots de leur délégué CGT José-Carlos Folgado. Selon lui, des salariés qui souhaitent partir sur la base du volontariat seraient gardés dans les effectifs et d'autres qui n'ont pas d'autres emplois en vue seraient licenciés.

Ces grévistes se battent aussi pour négocier une prime de licenciement supra-légale, notamment pour les personnes ayant le moins d'ancienneté dans l'entreprise. Enfin, ils militent pour que leurs propositions alternatives de relance de l'entreprise soient étudiées avec sérieux. Ils fondent beaucoup d'espoirs sur la reconquête de marchés grâce à de meilleurs prix et une force commerciale tournée vers le porte-à-porte des entreprises. Autre piste prometteuse,  développer l'activité recyclage des extincteurs.

La direction avance d'autres arguments. "La crise qui sévit dans la construction entraîne une baisse significative des ventes", indique Emmanuel Vandermarck. Directeur du marketing et de la communication chez Sicli, il pointe par ailleurs une hausse de 80 % de l’acier entre 2004 et 2011. "Au final, nous manquons de compétitivité et nos extincteurs sont 20 % plus chères que ceux de nos concurrents avec leurs produits d’importation", conclue-t-il.

Pour mémoire, Sicli est le leader national des extincteurs. Il appartient à UTC Fire et Security Services, filiale française de l’Américain UTC Climate, Controls and Sécurity (groupe United Technologies) mais également les sociétés Chubb (détection incendie) et Cofisec (formation à l’incendie). Le plan social prévoit 96 suppressions de postes dans ces diverses usines. La nouvelle avait été rendue publique par les syndicats le 12 octobre dernier. 

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