Inondations : 93 communes de Côte-d'Or peuvent réclamer l'état de catastrophe naturelle, 20 000 hectares de cultures touchés

Le préfet de Côte-d'Or faisait un point sur le bilan des inondations ce mardi 14 mai 2013 à Dijon. Deux chiffres à retenir : 93 communes du département demandent l'état de catastrophe naturelle, et 20 000 hectares de surfaces agricoles ont été touchés.

Une exploitation agricole inondée, aux Maillys (Côte-d'Or)
Une exploitation agricole inondée, aux Maillys (Côte-d'Or) © FTV
Les inondations d'il y a 10 jours sont désormais au cœur d'une bataille administrative. En Côte-d'Or, 93 communes ont été recensées, elles réclament l'état de catastrophe naturelle. Mais pour l'heure, seulement 36 dossiers sont déjà bouclés et les premiers passeront en commission interministérielle le lundi 27 mai 2013. Les premières indemnisations seront ainsi perçues à la fin du mois de juin.

Le préfet a rappelé que c'était au maire des communes de porter les demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle. Une cellule de trois personnes a été créée en préfecture pour aider et accompagner dans les démarches.

Autre gros volet, les préjudices agricoles. Le préfet a rencontré dans l'après-midi, la FDSEA, la Chambre d'Agriculture et les Jeunes Agriculteurs. Selon eux, plus de 20 000 hectares de surfaces agricoles ont été touchés par les inondations dont 14 000 à Dijon, Auxonne et dans la plaine de Saône. Certaines exploitations ont été inondées à 80%. "C'est une véritable bombe à retardement" nous à déclarer le président de la Chambre d'Agriculture.

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Vincent Lavier Président de la Chambre d'agriculture de la Côte d'Or


Les plus touchés sont les producteurs de légumes. Car pour eux, il est impossible de replanter, il est trop tard. Nous avons ainsi rencontré Lucie Jacob, aux Maillys, une productrice bio, qui a vu ses terres transformées en marécage. Elle a perdu la moitié de sa récolte, ses 4 employés sont au chômage technique depuis 10 jours. Cette agricultrice bio livrait 160 paniers par semaine, elle ne peut plus rien sortir. Après 3 ans d'exploitation, elle s'interroge sur son avenir.



Les éleveurs ne sont pas en reste. Les animaux ont été stressés. Ils s'attendent à une baisse de 30% de la production de lait cet été. Les représentants agricoles ont réclamé la création d'un fonds exceptionnel d'indemnisation, et ils souhaitent que tous les départements touchés soient associés. Cette demande sera transmise au Ministère de l'Agriculture.
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