Cet article date de plus de 6 ans

Dijon fait partie des grandes villes dont les habitants sont le plus en surpoids

Une carte classant les villes de plus de 100.000 habitants en fonction du surpoids de leurs habitants vient d'être mise en ligne "pour faire changer les choses" et pouvoir interpeller à ce sujet leur maire ou des candidats aux élections municipales via Twitter. Dijon occupe le 11ème rang

L'étude menée par la société Withings place Dijon au 11ème rang des villes les plus en "surpoids"
L'étude menée par la société Withings place Dijon au 11ème rang des villes les plus en "surpoids" © nicodeux / Flickr (CC)
Parmi les 37 villes françaises de plus de 100.000 habitants, 30 totalisent plus de 40% de personnes en surpoids, d'après les données de cette carte (www.surchargemunicipale.fr)

Le classement des villes comptabilise obésité et surpoids. Dijon aurait un taux d'obésité de 11,19% et un taux d'obésité et de surpoids de 46,27%.
Le classement des villes comptabilise obésité et surpoids. Dijon aurait un taux d'obésité de 11,19% et un taux d'obésité et de surpoids de 46,27%.

Une étude qui révèle des surprises

L'enquête a été établie par la société Withings en utilisant des balances connectées à un smartphone.
Le Havre et Argenteuil sont les villes qui comptent proportionnellement le plus de gens en surpoids, selon l'étude qui corrobore la notion que surpoids et obésité sont plus répandus dans les couches populaires modestes.
Aix-en-Provence se trouve en tête des villes de France où les habitants sont les plus diplômés et les plus sveltes, comme, entre autres, Paris. A l'inverse, Argenteuil et Le Havre regroupent le plus de gens en surpoids et avec une moindre espérance de vie.
Orléans se distingue par le plus grand pourcentage d'obèses.
Les régions comptant le plus de gens en surpoids entourent l'Île-de-France : Haute-Normandie, Picardie, Bourgogne, Champagne-Ardenne,  Centre et  Poitou-Charente. Dans ces régions, plus de 50% des gens sont en surpoids, dont plus de 15 % d'obèses.
Mais tout n'est pas si simple, explique à l'AFP Alexis Normand, responsable du projet et du développement santé à Withings, fabricant d'objets connectés de conception "entièrement française", visant à suivre le risque cardiovasculaire, la tension, la poids, l'activité physique et le sommeil.

Des objets connectés pour suivre la santé des habitants

Ces objets connectés (pèse-personne, bracelets podomètre; etc..) au smartphone avec "applis mobiles" permettent d'avoir un historique des relevés et de voir des courbes d'évolution, du poids par exemple et sont "utilisés dans le cadre d'études médicales dans plusieurs pays", indique-t-il.
Ainsi Mulhouse, "ville aux revenus modestes", est plutôt bien classée parmi les villes dont les habitants sont les plus fins. Mais "c'est une ville santé très
branchée avec le programme national nutrition santé
(PNNS mangerbouger.fr) et une quinzaine d'initiatives, qui sont peut-être une raison de sa bonne performance", dit-il.

Pourquoi cette carte ?

D'abord elle va pouvoir être régulièrement actualisée alors que les données concernant le surpoids et l'obésité datent souvent de plusieurs années. Ensuite, elle permet d'interpeller son candidat aux municipales pour le faire réagir via Twitter.
Lassé de voir sa ville figurer en tête du classement des villes américaines comptant le plus d'obèses, le maire d'Oklahoma City a lancé un véritable programme de santé pour renverser la tendance.
L'étude souligne d'importantes disparités dans les grandes villes. Même si les Français sont plus sveltes que les Britanniques, les Allemands ou les Américains, le pays compte plus de 6,9 millions d'obèses.

Le classement a été calculé en utilisant un échantillon représentatif de 20.000 utilisateurs de balances Withings et en utilisant des données santé Insee 2006 et de l'étude ObEpi sur l'obésité 2012.

Comment s'est effectuée l'étude ?

Le classement Withings du taux de surpoids des villes de France a été calculé à partir de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) d’un pool anonyme d’utilisateurs Withings, représentatifs de la population française.
La représentativité de ce pool a été établie en comparant la courbe de distribution d’IMC des utilisateurs Withings avec les données de l’étude Santé de l’INSEE (2006) et l’étude annuelle Opébi sur l’obésité (2012), permettant d’établir des taux de surpoids et d’IMC comparables.
Pour chaque ville de France, les données de surpoids (IMC > 25) ont été mises en relation avec des indicateurs municipaux disponibles auprès de l’INSEE, en vue d’établir des corrélations significatives. Le niveau de la corrélation est établi en analysant la valeur du coefficient de détermination R².



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