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François Rebsamen et Arnaud Montebourg entourent Manuel Valls pour une journée syndicats/patronat

Journée importante pour le Premier ministre et son gouvernement. Manuel Valls reçoit ce vendredi 11 avril 2014 les syndicats et le patronat, il est entouré de trois ministres dont François Rebsamen et Arnaud Montebourg.
A peine nommé, Manuel Valls a reçu vendredi syndicats et patronat, pour rassurer les premiers, inquiets du plan d'économie à venir, et promettre au second l'accélération du pacte de responsabilité.

Entouré des ministres Arnaud Montebourg (Economie), François Rebsamen (Travail), Marylise Lebranchu (Fonction publique), M. Valls, fidèle à la méthode du "dialogue social", marque de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault, reçoit tout au long de la journée les numéros un des organisations syndicales et patronales.  

Le bal s'est ouvert avec le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon, ferme adversaire du pacte: "Nous avons précisé au Premier ministre que nous sommes en opposition à son pacte de responsabilité" qui vise à faire un "cadeau au patronat", a-t-il affirmé après un entretien d'une heure avec le Premier ministre. Il s'est aussi "opposé" au geste annoncé par le Premier ministre en faveur du pouvoir d'achat des ménages qui consiste à abaisser leurs cotisations sociales: "Nous sommes opposés au transfert du financement de la Sécurité sociale sur l'impôt", a affirmé M. Lepaon.

M. Lepaon "ne met pas beaucoup d'espoir dans ces rencontres" bilatérales et plaide pour des discussions globales "autour de la même table" entre gouvernement, syndicats et patronat. Le dirigeant de la CGT a invité les salariés et notamment les fonctionnaires à "se mobiliser" notamment le 1er mai. Mais il n'appelle pas à la marche contre l'austérité prévue samedi par le Front de gauche et à laquelle appellent toutefois d'importantes fédérations de son syndicat.

"Notre inquiétude demeure" sur le pacte de responsabilité et sur les mesures d'économies, a renchéri Jean-Claude Mailly, numéro un de FO et vent débout contre le pacte. Selon lui, M. Valls a confié que le coup de pouce promis aux salariés au Smic serait une "baisse des cotisations vieillesse". Partisan du pacte et signataire avec le patronat du relevé de conclusions qui en définit les contreparties, le président de la CFTC, Philippe Louis, est lui aussi "inquiet". Selon lui, "la mise en route des négociations sur l'emploi" dans les branches- contrepartie du pacte-  "ne se font pas". "Quand les négociations ont lieu, on est plus sur le maintien d'emplois que sur la création d'emplois", a-t-il regretté.

La CFTC a demandé au Premier ministre "de dynamiser le dialogue dans les territoires" pour qu'il y ait du "concret sur un nombre d'emplois à créer". Laurent Berger, numéro un de la CFDT, qui a accepté de jouer le jeu du pacte - et qui sera reçu en fin de journée- , s'était déjà dit inquiet des 50 milliards d'économies que le gouvernement entend réaliser sur trois ans. Sa "ligne rouge": la remise en cause des politiques de solidarité et une 5e année de gel du point d'indice des fonctionnaires.
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