Faut-il encore célébrer le 8 mai 1945 ?

Il y a 69 ans, le régime nazi capitulait face aux armées alliées. Le 8 mai 1945 est devenu la date symbolique de la Seconde Guerre mondiale. Après toutes ces années, faut-il supprimer cette commémoration comme a tenté de le faire le président Giscard d’Estaing ?

Les cérémonies du 8 mai 1945 au lycée militaire d'Autun, en Saône-et-Loire
Les cérémonies du 8 mai 1945 au lycée militaire d'Autun, en Saône-et-Loire

Depuis 1953, le 8 mai est un jour férié en France. En 1975, Valéry Giscard d’Estaing avait décidé de supprimer ce jour de commémoration pour renforcer la réconciliation franco-allemande.
Mais, dès son arrivée au pouvoir, François Mitterrand était revenu sur cette décision. Il avait fait voter la loi du 23 septembre 1981 qui a rétabli le 8 mai comme journée de commémoration nationale à caractère férié.





Pourquoi faut-il continuer à célébrer le 8 mai ?

Près de 70 ans après la fin de la guerre, le Dijonnais François Rebsamen estime que "le 8 mai est une grande date, c’est le moment de la victoire sur l’Allemagne nazie. C’est un moment d’unité nationale. Ça nous permet de transmettre aux jeunes générations l’histoire de leur pays. Il est normal que ce jour-là soit un jour férié", a déclaré le ministre du Travail qui participait aux cérémonies du souvenir dans la capitale des ducs jeudi 8 mai 2014.

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Dijon : Faut-il encore célébrer le 8 mai 1945 ?

Reportage de Christophe Tarrisse et Jean-Louis Saintain avec :


A quoi sert le devoir de mémoire ?

Louis est en classe de 3e. "C’est très important de rendre hommage aux personnes mortes pour la France", estime le jeune homme qui est scolarisé au lycée militaire d'Autun, en Saône-et-Loire. Dans cet établissement, qui est titulaire de la médaille de la Résistance, le devoir de mémoire est primordial. Comme tous les ans, la cérémonie était empreinte de solennité et de recueillement.

J’avais 11 ans en 1945 et je me rappelle la joie dans mon village de Lacanche, en Côte d’Or, à la Libération, se souvient Guy Schwartz, porte-drapeau de l'union nationale des sous-officiers en retraite.



A ceux qui douteraient de la nécessité de raviver le souvenir du 8 mai, Rémy Rebeyrotte, maire d'Autun, répond que "à quelques encablures des élections européennes, il ne faut pas oublier que l’Union européenne nous a assuré la paix pendant toutes ces années et nous a assuré aussi la démocratie, tout cela a un sens extraordinairement fort", conclut-il.


Les cérémonies du 8 mai 2014 au lycée militaire d'Autun

Reportage de Stéphane Robert et Cécile Claveaux avec :

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