Retour du printemps : la fréquentation des jardineries en demi-teinte en Bourgogne

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Avec le retour des beaux jours, c'est aussi le retour aux jardins ! Mais cette année, la fréquentation dans les jardineries n'a rien à voir avec la frénésie de 2020 et 2021. Même si le jardin reste, pour beaucoup, un refuge : oublier les soucis quotidiens, les mains dans la terre.

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Le soleil a réveillé l'envie de cultiver son jardin, que ce soit pour l'embellir ou pour y cultiver son potager !

Tous au jardin !

Nous sommes allés à la rencontre de clients dans les jardineries, les rayons de soleil ont réveillé l'envie de cultiver son jardin.

Pour un client, venir en jardinerie c'est pour avoir :"des fleurs ou des plants de tomate ou autres, essayer d'avoir un petit coin de jardin "

Pour une cliente poussant un chariot déjà bien rempli de végétaux, "C'est le printemps, donc tout va refleurir, tout va être beau ! Un jardin joli, c'est beau à voir, c'est beau pour les autres et c'est beau pour nous !"

Beaucoup ont découvert leur jardin au cours des confinements depuis deux ans. C'est une embellie qui se poursuit pour la fréquentation des jardineries avec de nouveaux clients.

Problèmes d'approvisionnement

Ce printemps 2022 est différent pour le commerce de plantes, il faut composer actuellement avec des problèmes d'approvisionnement. Le coût élevé des carburants et certains blocages de transporteurs en Europe ont mis à mal la chaîne de livraison. Comme le confirme Claude Seguin, dirigeant de la jardinerie-pépinière "Sonofep" : "La difficulté aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de paramètres qu'on n'avait pas prévus, la guerre en Ukraine et l'incertitude sur beaucoup de choses. On a un peu une forme d'accordéon, le commerce se fait difficilement : une journée on a les plantes, mais on n'a pas les clients. Et la journée d'après, on n'a pas les clients, mais on a la plante !" 

 

Pourtant la fréquentation des jardineries n'est pas comparable à la frénésie des deux années précédentes. 

Un constat qui est fait par Isabelle Grosmann, vendeuse en jardinerie d'une grande enseigne : "les gens ont davantage la possibilité de sortir, de voyager. Bien qu'ils passent encore pas mal de temps dans leur jardin, on n'a plus du tout la même folie de recherche, d'achats également." 

Pour les habitués des jardineries, la motivation reste la même, comme le confirme un client enthousiaste : "Les mains dans la terre, c'est formidable, on oublie tout !", un bon moyen de retrouver le sourire et de garder le moral, après plus de deux ans de pandémie.