Coronavirus : L'activité économique régionale reste en dessous de son niveau d’avant crise

L'Insee vient de publier ses bulletins d'analyse de conjoncture économique pour le deuxième trimestre 2020. Si la consommation des ménages a repris, le marché du travail ne se redresse pas encore. 

© Pixabay
Après le coup d’arrêt donné par le confinement, une partie de l'économie régionale a connu un rebond en mai et juin, qui s’est poursuivi durant la période estivale. Mais en septembre, l'économie n'avait pas retrouvé son niveau d'avant crise

Selon l'INSEE, la baisse d’activité ​​​​​se limiterait à 4 %, contre 31 % pendant le mois d’avril. Une baisse d'activité comparable à celle de la France métropolitaine.


Une forte reprise de la consommation dès la fin du confinement

L'INSEE note une forte augmentation des transactions par cartes bancaires dans les commerces, dont le montant a rattrapé le niveau de 2019.

Les mesures sanitaires recommandant l'utilisation de la carte bancaire, le décalage des soldes d'été, et le fait que les français soit en grande majorité restés en France, ont pu contribuer à ce résultat. 
 

L'hébergement, la restauration, et les transports fortement impactés

Tous les secteurs d’activité se sont redressés sauf l’hébergement et la restauration dont l’activité reste encore inférieure de 23 % à son niveau d’avant-crise. Ce secteur a perdu 9,3 % de ses emplois, ce trimestre. (11,2 % sur un an) 

Le secteur du transport connaît également une baisse importante de son niveau d'activité :  -17 %.

L’activité économique s'est redressée dans la construction, avec une perte de seulement 3 % en septembre, contre 68 % en avril. Fin mars, 46% des salariés de ce secteur étaient en activité partielle. Ils n'étaient plus que 1% à la fin Juin. 

Quant aux services non marchands et l’agriculture, ils ont retrouvé une activité économique proche de leur niveau d’avant crise (- 2 %).

L'activité partielle a limité la casse 

Massivement utilisé par les entreprises pendant le confinement, le dispositif d’activité partielle a permis de limiter les effets de la crise. 

Début Avril, 30% de salariés avaient été placés en activité partielle dans la région. Ce dispositif a ensuite été moins utilisé.

Les secteurs qui ont continué à y avoir recours à partir du 1er Juin, sont ceux qui sont les plus affectés par les restrictions sanitaires : l’hébergement-restauration et les activités culturelles.


Une baisse historique de l’emploi intérimaire

Après une chute historique au 1er trimestre, l’intérim est le seul secteur à regagner des effectifs. Variable d’ajustement par excellence, il a augmenté de 10 %.

Ce rebond, moins important qu’au niveau national (+ 23 %), n'a pas encore permis de retrouver le niveau d’avant crise sanitaire. Il ne contrebalance pas les destructions d’emplois dans les autres secteurs.

Dans la région, la reprise de l’intérim est portée par la construction (1 600 emplois). La fabrication d’autres produits industriels, dont la métallurgie et la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, y contribue également avec 1 200 emplois créés.

 
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