Côte-d’Or : "on a froid toute la journée !", à Seurre, les locataires de la Cité verte excédés par les coupures de chauffage à répétition

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Écrit par Claire Lebret
Les locataires n’en peuvent plus des pannes de chauffages à répétition, quartier de la Cité Verte à Seurre en Côte-d’Or
Les locataires n’en peuvent plus des pannes de chauffages à répétition, quartier de la Cité Verte à Seurre en Côte-d’Or © Lionel Bobant

Les locataires n’en peuvent plus des pannes de chauffages à répétition, dans le quartier de la Cité Verte à Seurre (Côte-d’Or). La situation perdure depuis mi-octobre. Face au froid, les résidents demandent au bailleur social Orvitis de trouver une solution.

La coupe est pleine pour les résidents de près de 76 appartements de la cité verte à Seurre en Côte-d’Or. Ils sont victimes d’incessantes coupures de chauffage depuis la mi-octobre et la situation ne s’arrange pas. “Les quinze premiers jours d’octobre, nous étions sans chauffage”, explique Gérard Meneveau, locataire d’un appartement.

Des pannes dues à la pompe à chaleur principale qui alimente une partie du quartier de la Cité Verte à Seurre, rue du Stade et rue de la Houblonnière. Un chauffage au sol, fonctionnant par géothermie, qui s’arrête régulièrement depuis sa mise en route au début de l’hiver.

Dans les logements la température tombe parfois en dessous de la limite légale qui est de 18 degrés. 

Des locataires qui n’en peuvent plus

Gérard Meneveau, 68 ans, en a ras-le-bol de cette situation. “Ils arrivent à remettre le chauffage en route, à peine le temps de chauffer les tuyaux et au bout de 2 heures il retombe en panne”, explique le retraité. “Je mets des pulls et des couvertures pour regarder la téléL'appartement au-dessus, c'est un papa qui vit avec son enfant en bas âge".

On a froid toute la journée !

Bertrand

locataire dans le quartier de la Cité verte à Seurre

Bertrand David et son épouse sont régulièrement malades. "On n'a pas de chauffage de la journée, on a froid. Cela fait déjà deux fois que ma femme va chez le médecin, on ne peut pas rester comme ça”, s’inquiète-il.  “On se lève on a froid, on se couche on a froid, et toute la journée on a froid”.

Lionel Boband vit seul avec son fils. Il est en colère. Pour lui ce chauffage “fonctionne sur une patte”. Et il y a d’autres problèmes, notamment d’isolation. ”Sous les fenêtres ça sonne creux et on sent l’air qui passe. Mon fils de 14 ans, cela fait deux jours qu’il dort tout habillé”.

Il se débrouille par ses propres moyens. “On m’a proposé un chauffage d’appoint électrique, j’ai refusé. Je viens d’acheter un chauffage d’appoint à pétrole à 200 euros pour me chauffer”, déplore-t-il.

Marion Jovignot, une autre locataire, a failli quitter son logement. “On a 15 degrés dans le logement. Le soir quand je vais me coucher les draps sont humides tellement il fait froid. Mes parents voulaient m’héberger mais je ne veux pas, je paie mon loyer”, s’indigne-elle.

Une situation qui s’éternise

Selon les locataires des lieux, le bailleur social Orvitis, qui gère les logements, traîne à régulariser la situation, ce qui préoccupe toutes les familles impactées. "Ils vont commander une pièce et soi-disant qu'il faudra 4 mois pour la recevoir", s'inquiètent les locataires. "On nous a dit que si l'on n'était pas contents on pouvait partir...", s'insurge Gérard.

Le bailleur social Orvitis propose aux locataires d’allumer des chauffages électriques secondaires en cas de panne du chauffage principal. 

“L’installation fonctionne depuis hier”

Orvitis a annoncé aujourd’hui que le chauffage est reparti depuis 2 jours. “Nous avons des nouvelles rassurantes puisque le prestataire semble avoir déterminé la cause de ces coupures intempestives”, explique Fabien Lamy, directeur de la communication d’Orvitis, le bailleur social. 

Des collaborateurs se sont rendus dans certains appartements. “On a effectué aujourd’hui des relevés de températures dans un certain nombre de logements pour nous assurer de la montée en température du système de chauffage. On a relevé des températures entre 18 et 19 degrés ce qui est au-delà de notre engagement contractuel.”, précise Fabien Lamy.

On se doit d'assurer un minimum de 14°C par le chauffage collectif

Fabien Lamy

directeur de la communication d'Orvitis

Orvitis est allé selon lui au-delà de ses engagements en ce début d’hiver rigoureux. "On se doit d’assurer par le chauffage collectif un minimum de 14 °C et ensuite avec les chauffages électriques individuels les locataires règlent la température au niveau qu’ils souhaitent. Par rapport à la température extérieure actuelle, on a donc augmenté la température”, précise Fabien Lamy. On entamera un programme de renouvellement des radiateurs électriques installés dans les logements à partir de janvier”.

Mais mettre en route les chauffages électriques secondaires n’est pas une solution qui est au goût de tous les résidents concernés. Energivores, ils font flamber les factures d’électricité.

"On va évoquer la question de dédommagement"

Il est aujourd’hui question d’indemniser les locataires. “On va évoquer la question de dédommagements avec l’agence Orvitis basée sur Beaune et les locataires pour voir le préjudice qu’ils ont eu à avoir ces coupures intempestives et ce que l’on peut faire à notre niveau”, précise le directeur de la communication d’Orvitis.

Pour le moment, le bailleur explique prendre en compte la situation. “On continue à être présents pour pouvoir apporter des solutions temporaires d’urgence à nos locataires et l’on suit de près le fonctionnement de l’installation en lien direct avec Dalkia pour s’assurer que cela fonctionne dans le durée”.

Orvitis vient d'informer ses locataires par sms ce 25 novembre, pour les prévenir que l’installation fonctionnait. Que des mesures avaient été prises et que des radiateurs électriques complétaires étaient mis à leur disposition.

Une marche des résidents

Les locataires organisent une marche samedi 27 novembre à 10 h 30 dans les rues de Seurre.

Ils se sont regroupés et ont créé une page sur les réseaux sociaux pour échanger avec d'autres locataires d'Orvitis, dans d’autres villes françaises.

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