Chalon-sur-Saône et Dijon participent à la marche mondiale contre Monsanto

Les associations appellent à une marche contre Monsanto mais c'est tout le modèle agricole productiviste basé sur des intrants chimiques et des OGM qui est en ligne de mire de cette action à l'échelle planétaire.
Les associations appellent à une marche contre Monsanto mais c'est tout le modèle agricole productiviste basé sur des intrants chimiques et des OGM qui est en ligne de mire de cette action à l'échelle planétaire.

Un collectif d'associations écologistes et altermondialistes appelle à une marche citoyenne dans le monde entier contre la firme multinationale américaine. A Chalon-sur-Saône, le rendez-vous est prévu à 10h30, et à Dijon, 11h00, ce samedi 23 mai 2015

Par Marianne Picoche

Le reportage de Tiphaine Pfeiffer et Cédric Lepoitevin, montage : Pascal Rondi

Avec : 

  • Jean Michot, Côte d'or sans OGM ni pesticides
  • Jean Gobier, paysan icaunais en retraite, Confédération paysanne
  • Pauline, 26 ans
Marche contre Montsanto à Dijon



« Vade retro Monsanto ! »
C’est le slogan de ralliement des association écologistes et altermondialistes qui appellent à manifester contre le géant de l’agrochimie dans le monde entier.
Des appels qui ont débuté en 2013 et qui se sont étendus à un nombre croissant de villes et de pays.

Monsanto, symbole d'un certain modèle agricole

La multinaltionale américaine qui s’est rendue célèbre pour sa production massive et systématique d’ organismes génétiquement modifiés (OGM) représente le symbole d’une agriculture contestée et condamnée par les altermondialistes et les écologistes du monde entier.

Mais au-delà de Monsanto, les associations veulent dénoncer les pratiques et les dérives de toutes les multinationales impliquées dans la production de pesticides et d’OGM, comme Bayer et Syngenta, notamment.

Un mouvement de contestation qui s'étend

Ce samedi 23 mai 2015, une cinquantaine de pays participe à la manifestation, et en France, des marches sont organisées dans une trentaine de villes, dont Dijon et Chalon-sur-Saône pour la Bourgogne.

Informations pratiques :
A Dijon, le départ de la marche est prévu place de la Libération à 11 heures, avec un parcours qui se poursuit place François Rude (Bareuzai), avec un pique-nique final place Darcy.
A Chalon-sur-Saône, le départ est prévu à 10h30 Départ place St Vincent

Liste des villes françaises où une marche est organisée :
Amiens, Avignon, Besançon, Bayonne, Bordeaux, Brest, Caen, Carhaix, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Corse, Grenoble, Saint-Pierre (La Réunion), La Rochelle, Laon, Lilles, Limoges, Lorient, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Nouméa, Paris, Peyrehorade, Rennes, Saint Barthélémy, Salon de Provence, Strasbourg, Thionville, Toulouse, Tours.

Les revendications des associations : 

  • Exigence de la prise en compte des études indépendantes sur les conséquences toxiques des OGM, pesticides et hormones de croissance, sur la santé et sur l’environnement, ainsi que l’attribution de budgets publics permettant l’indépendance totale de la recherche sur ces sujets.
  • Demande de retrait immédiat des produits toxiques présents sur le marché, pour les agriculteurs ou les jardiniers, et plus particulièrement le Roundup et les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classait le Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au monde et indissociable de la culture des OGM, comme « probablement cancérogène ». 
  • exigence de la cessation immédiate des brevets sur les semences et le vivant, et de la liberté d’usage des semences de ferme, ainsi que leur échange entre jardiniers amateurs, car les associations considèrent comme inacceptable que des entreprises privées aient la mainmise sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire, et qui constitue la source de toute alimentation humaine.

Il est inadmissible que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières » dictées par les multinationales menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans et paysannes qui produisent et échangent des semences traditionnelles.








 

  • Une alimentation saine pour tous

Refus de la dérive des fermes-usines où des animaux sont parqués dans des cages pour être gavés d’OGM, sans qu’aucun étiquetage sur la viande n’éclaire le choix du consommateur.

  • Les associations écologistes et altermondialistes revendiquent un nouveau modèle d'agriculture " "écologique, relocalisée, respectueuse des travailleurs agricoles comme des écosystèmes, et d’une alimentation capable de garantir notre santé et celle de nos enfants. Une première étape serait le passage de toutes les cantines scolaires et restaurants collectifs à des menus « 100 % bio » afin de soutenir les transitions d’agriculteurs désireux de faire évoluer leurs pratiques.

L’agriculture biologique, sans OGM ni pesticides toxiques, respectant les équilibres climatiques, ne doit pas devenir une niche commerciale réservée à un public averti ou privilégié, mais bien la solution pour offrir une alimentation saine pour TOUS.





Les associations appellent les citoyens du monde entier à se mobiliser également contre le grand marché transatlantique UE/USA (TAFTA),  car ils considèrent que, malgré les dénégations de l’UE, l’ac-cord de libre-échange transatlantique pourrait être favorable au lobby des biotechnologies.

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