En Côte d'Or, la filière viande ouvre ses portes aux consommateurs

Jusqu'au 29 mai prochain se déroulent les Rencontres "made in viande". L'occasion pour les consommateurs de découvrir les coulisses de la filière élevage et viande. L'occasion aussi pour les professionnels de défendre leur métier, malmené par les attaques de militants de la cause animale.

Manger moins de viande, mais de meilleure qualité.
Souci de l'environnement, question du respect du bien-être animal, viande trop coûteuse : les raisons sont nombreuses pour réduire sa consommation.
Et désormais, les clients font plus attention à ce qu'ils achètent.

Ca fait un moment que j'ai réduit ma consommation de viande et que je prends soit au marché, à la coopérative bio, soit auprès de producteurs dont je connais les pratiques 
- Cliente sur le marché de Dijon

Les bouchers dans le viseur des militants antispécistes

Ces derniers mois, les scandales de la filière viande se sont multipliés, notamment concernant les conditions d'abattage et d'élevage. 

De nombreuses boucheries ont également été vandalisées par des militants antispécistes

Il y a des abattoirs qui font encore très bien leur travail, des éleveurs qui font très bien leur travail, le transport des animaux peut-être fait dans de bonnes conditions, et ça, ça compte de plus en plus pour les gens
- Serge Alviset, boucher à Dijon

Une situation qui a poussé 130 députés et sénateurs à signer le dimanche 12 mai 2019 une tribune au Parisien-Aujourd'hui en France pour apporter leur soutien "à l'ensemble des acteurs de la filière viande".

Des rencontres pour rétablir le dialogue

Alors pour défendre leur métier, de nombreux professionnels partout en France participent à la 5ème édition des Rencontres "made in viande"
L'événement propose au public de découvrir et visiter les exploitations.

De quoi répondre aux questions de consommateurs toujours plus exigeants concernant la provenance et les conditions d'élevage des animaux

Pour les éleveurs, il est possible de manger de la viande en étant soucieux de l'environnement et du bien-être animal.

Sur mon exploitation je ne mets pas d'engrais, les vaches sont nourries naturellement. Les trois quarts de l'année elles sont au pré et elles mangent du foin et de l'herbe produite sur mon exploitation pour les nourrir l'hiver. On les rentre l'hiver pour leur confort et pour ne pas qu'elles détériorent les prés humides l'hiver
- Cédric Bazin, éleveur de charolaises à La Rochepot (Côte d'Or)

Pour rencontrer des éleveurs locaux et se faire sa propre idée de la filière, les Rencontres "made in viande" se poursuivent jusqu'au 29 mercredi prochain.

Le reportage de Christina Chiron, Anthony Borlot et Chantal Gavignet
 

Le poids de la filière viande en Bourgogne-Franche-Comté