Dijon : arrestation de membres présumés d’un réseau qui fait passer des migrants en Angleterre

Image d'illustration / © IP3 PRESS/MAXPPP
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Les policiers français ont arrêté un Afghan et un Hollandais qui venaient de Dijon où ils avaient acheté un bateau servant à faire traverser la Manche illégalement à des migrants.
 

Par B.L. avec AFP


Tout est parti de la mort d'une Iranienne de 31 ans qui a péri noyée en tentant de rejoindre l'Angleterre.
Cet été, Mitra M. est tombée d'un bateau surchargé de migrants. La jeune femme, titulaire d'un master de psychologie, avait embarqué le 9 août sur un bateau pneumatique aux côtés d'une vingtaine de migrants afghans et iraniens, dont des mineurs.

Deux mois après la mort de Mitra, trois passeurs présumés ont été arrêtés en France et doivent être présentés à la justice vendredi 11 octobre 2019.
 

Qui sont les hommes qui ont été arrêtés ? 


Les policiers ont réussi à remonter la piste de trois hommes qui auraient fourni le bateau.

Un Afghan et un Hollandais d'origine guinéenne ont arrêté lundi 7 octobre dans la soirée alors qu'ils remontaient l'autoroute A6, venant de Dijon où ils avaient acheté un nouveau bateau.

Un troisième suspect afghan a été arrêté dans un restaurant du Val-de-Marne.

Ces trois hommes, âgés de 28 à 45 ans, doivent être déférés en vue d'une comparution immédiate (CI) devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer ce vendredi matin.

Ils sont poursuivis pour aide à l'entrée et au séjour irrégulier d'étrangers en bande organisée, association de malfaiteurs et homicide involontaire.

 

 

Les passages sont vendus entre 1 000 et 3 000 euros


Les enquêteurs français ont acquis la conviction que ces trois suspects ont acheté six à huit bateaux pneumatiques pour organiser des traversées de la Manche illégales.

Chaque migrant débourse entre 1 000 et 3 000 euros pour monter sur ces embarcations de fortune.
"C'est un business assez lucratif et assez rentable", précise Xavier Delrieu, le patron de l'Ocriest (Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et l'emploi d'étrangers sans titre).

Depuis la fin de l’année 2018, les tentatives de traversée se sont multipliées dans la Manche malgré le danger lié aux forts courants, aux eaux froides et au trafic maritime très dense.

 

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