Retour sur : cinq ans après son ouverture, la LiNO tient-elle ses promesses ?

La LiNO, qui permet de contourner Dijon, a ouvert il y a cinq ans. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne
La LiNO, qui permet de contourner Dijon, a ouvert il y a cinq ans. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne

Il y a cinq ans, la LiNO était ouverte aux automobilistes. Cette liaison routière a permis de relier l'ouest au nord de l'agglomération dijonnaise. Si cette route fait partie aujourd'hui du paysage, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle est perfectible.

Par M. F.

Le succès de la LiNO, la liaison entre le nord et ouest de Dijon, est indéniable. Cette rocade, ouverte il y a cinq ans, permet aux automobilistes de contourner la préfecture de Côte-d'Or.

En 2014, les services de l'État prévoyaient une fréquentation de 15 000 à 25 000 véhicules par jour. Aujourd'hui, la direction interdépartementale des routes (DIR) qui exploite la liaison nord ouest, est formelle, on est bien au-delà. "C'est une infrastructure qui a connu un surcroît de trafic important ces dernières années, de l'ordre de 20% depuis sa mise en service", précise Olivier Astorgue, le responsable du service régional d'exploitation de la DIR Centre-Est.
 
Retour sur : cinq ans après son ouverture, la LiNO tient-elle ses promesses ?
Il y a cinq ans, la LiNO était ouverte aux automobilistes. Cette liaison routière a permis de relier l'ouest au nord de l'agglomération dijonnaise. Si cette route fait partie aujourd'hui du paysage, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle est perfectible. - France 3 Bourgogne - Sylvain Bouillot, Dalila Iberrakene, Isabelle Grevot, Antoine Dutot, Nicolas Tupinier, Patrick Jouanin

Le trafic est donc soutenu sur la LiNO et la rocade. Mais qu'en est-il de la circulation en ville ? Avant la LiNO, les grandes avenues périphériques de Dijon étaient souvent saturées, notamment à cause des poids lourds en transit. Aujourd'hui, l'ambiance est toute autre. Selon Dijon Métropole, le trafic a baissé en moyenne de 20 %. Cela représente jusqu'à 10 000 véhicules en moins sur le boulevard des Allobroges par exemple.

La LiNO aurait également favorisé le développement des quartiers nord de Dijon. "On s'aperçoit qu'il y a eu une sorte de boom économique, à la fois avec le développement des zones d'activité, comme Valmy qui est maitenant arrivé totalement à maturité, indique Pierre Pribetich, premier vice-président (PS) de Dijon Métropole. Mais il y a eu aussi une expansion des commerces."
 

Heures de pointe difficiles

La forte augmentation du trafic fait que certains automobilistes délaissent la LiNO aux heures de pointe pour éviter les embouteillages aux ronds-points. Ce sont les riverains de Talant et Fontaine-lès-Dijon qui font les frais de ce comportement en voyant les véhicules passer en nombre devant leurs fenêtres.

"Je pense que si on arrivait à régler le rond-point d'Ahuy d'une manière un peu plus logique au niveau du fonctionnement, ça améliorerait nettement la situation ici", affirme Jean-Pierre Laval, habitant de Fontaine. Il reconnaît tout de même que l'ouverture de la LiNO a fait baisser le trafic devant chez lui, à l'exception donc des heures de pointe du matin et du soir.

Le phénomène de contournement de la LiNO aux heures les plus chargées prend de l'ampleur. Les élus de la métropole ont bien conscience de la situation. Comme cet équipement est une route nationale, ils en appellent à l'État. 

Aujourd'hui, difficile de savoir à quelle échéance pourrait intervenir la mise totale en deux fois deux voies de la LiNO. Des études seraient actuellement en cours. En attendant, utilisateurs et riverains devront prendre leur mal en patience.
 

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