Démission de Laurent Wauquiez : réactions de Annie Genevard, LR, et Alain Chrétien, Agir

Démission de Laurent Wauquiez de la présidence de LR, offensive nationale de « Agir » le mouvement des ex-LR qui soutiennent Emmanuel Macron : Annie Genevard, députée LR du Doubs, et Alain Chrétien, maire « Agir » de Vesoul, s’expriment, notamment sur les municipales à venir.
Alain Chrétien, maire de Vesoul, "Agir" et Annie Genevard, députée LR du Doubs
Alain Chrétien, maire de Vesoul, "Agir" et Annie Genevard, députée LR du Doubs © Vincent Isore/IP3
Annie Genevard, députée LR du Doubs, salue la « sage décision de Laurent Wauquiez. Il s’abîmait en restant à la présidence du parti. Il a concentré sur lui tellement d’attaques ! »
La députée du Doubs veut maintenant passer à l’étape suivante : « La suite, nous devons l’écrire ensemble, avec toutes les personnalités du parti, Christian Jacob, Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Valérie Pécresse, Eric Woeth, Guillaume Larrivé…. » Elle prend soin de citer tous ceux qui comptent à LR. J’espère que je n’ai pas oublié d’en noter un ou une !

Droite d'opposition, constructive ?

Elle répond à quelques questions, par téléphone. Elle est à l’étranger pour trois jours de repos : « Je pensais qu’après les Européennes, j’avais une petite fenêtre dans mon emploi du temps ! » Manqué !

« Une direction collégiale à la tête de LR ? Pourquoi pas. Il ne faut pas laisser de vide. Pour ma part, je suis, comme d’habitude, au service de ma famille politique. » Elle occupe actuellement la 3ème place du parti en étant secrétaire général.
Elle prône le calme, la cohérence, veut se tourner vers l’avenir.
Et elle regrette la « grande violence du débat ces derniers jours, non, LR n’est pas radioactif, non, la droite n’est pas appelée à disparaître… » Elle vise ces responsables, ex-LR, qui ont fondé « Agir », un mouvement de droite qui soutient la politique d’Emmanuel Macron.

En Franche-Comté, Alain Chrétien, maire de Vesoul, a participé à la création de « Agir » avec Franck Riester, le ministre de la culture.
Alain Chrétien ne regrette pas d’avoir quitté sa famille politique il y a deux ans. Selon lui « LR ne défend plus ces valeurs d’humanisme qui étaient les siennes mais est maintenant sectaire, populiste et démagogique. LR s’oppose systématiquement à tout alors que ce parti devrait défendre des réformes qu’il a toujours voulues. Pourquoi tout critiquer alors, que sur le fond, on est d’accord ? Moi, je suis pour une droite constructive. »

Pour Annie Genevard, il est indispensable que LR continue d’exister : « Le parti présidentiel veut faire disparaître la droite, veut absorber tout le monde et veut imposer un nouveau bipartisme : LREM – RN. Ce n’est pas sain pour la démocratie.»
La députée LR du Doubs ne ménage pas ses attaques contre « Agir » : « un micro-organisme, un groupuscule, sans véritable patron. C’est juste un sas vers LREM qui passe son temps à taper sur la droite… »

Et les municipales ?

Craint-elle une hémorragie de LR vers « Agir » voire LREM compte tenu des résultats du parti majoritaire aux Européennes ? « Non, les maires ont un objectif : leurs municipales et se méfient des étiquettes politiques. D’ailleurs moi, à Morteau (Elle a été maire de Morteau de 2002 à 2017), je n’ai jamais mis en avant mon étiquette. C’est vrai, il faut déclarer une appartenance politique en préfecture… mais les électeurs s’en moquent. On fait campagne sur un projet et avant tout sur un projet pour la commune. »

Alain Chrétien, lui, voit ces municipales avec un autre regard même s’il se défend « de faire de la retape, du démarchage avec une petite sacoche. » Espère-t-il, toujours compte tenu des résultats du 26 mai favorables à LREM, une vague de ralliements de maires ou de candidats, peut-être des ralliements opportunistes ?
Non, même s’il espère attirer dans « Agir » certains maires de droite de villes moyennes de Franche-Comté « que je n’ai pas encore contactés. » Et il poursuit : "Ce serait avoir des relations claires avec ses électeurs, ne pas mettre l’étiquette sous le tapis."
Mais les anciens « collègues » de parti sont d’accord sur un point puisque le maire de Vesoul l’affirme : « De toute façon, les électeurs n'ont rien à faire de l'étiquette politique."

Mais, tous les deux regarderont avec beaucoup d'attention les appartenances politiques déclarées en préfecture le moment venu.... Nous aussi !

 
 
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