49-3 : Besançon, Montbéliard, des centaines de personnes devant les permanences des députés LREM

Une centaine de manifestants à Besançon devant la permanence du député LREM Eric Alauzet. / © Clément Jeannin - France Télévisions
Une centaine de manifestants à Besançon devant la permanence du député LREM Eric Alauzet. / © Clément Jeannin - France Télévisions

Ce mardi 3 mars, la mobilisation se poursuit contre l'article 49-3 utilisé par le gouvernement pour faire passer la réforme sur les retraites. Les permanences d'Eric Alauzet et Denis Sommer, députés LREM du Doubs et candidats aux municipales sont visés par deux appels à rassemblement. 

Par S.C

Trois jours après le recours à l'article 49-3 par le gouvernement, et après des semaines de manifestations en France contre la réforme des retraites, la tactique du gouvernement d'Edouard Philippe ne passe toujours pas.

Ce soir, devant la permaence bisontine du député LREM du Doubs, Eric Alauzet, une centaine de personnes se sont rassemblées. 
 


En plein contexte de coronavirus, l'usage du 49-3 a crée la colère des syndicats mobilisés contre la réforme. L'usage du 49-3 permet de faire passer sans vote à l’Assemblée Nationale le projet de loi portant sur le système de retraites par points.

Ce mardi, des appels nationaux étaient lancés partout en France pour poursuivre la mobilisation. Lundi 2 mars vers 17h30, 200  personnes s'étaient déjà retrouvées devant la Préfecture à Besançon.
 


Ce mardi, l'intersyndicale  interpro CGT-FO-FSU-Solidaires du Doubs appellait à deux nouveaux rassemblements à 17h30 : 
 
  • A Besançon devant la permamence du député Eric Alauzet, rue de Belfort
  • A Montbéliard devant la permanence du député Denis Sommer, place de la Mairie

A Montbéliard, une centaine de manifestants ont répondu à l'appel ont constaté nos confrères de France Bleu. 
 


L'intersyndicale est vent debout contre l'usage du 49.3 légal, mais qualifié par beaucoup comme déni de démocratie. "Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif aux multiples inconnues. C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique" estime l'intersyndicale dans son communiqué.
 

Deux motions de censures débattues ce mardi à l'Assemblée Nationale

Cet appel au rassemblement tombe le jour où deux motions de censure seront examinées.LR et les trois groupes de gauche - PS, PCF et LFI - ont déposé des motions, qui seront débattues jusque tard dans la soirée après une séance de questions au gouvernement qui s'annonce animée.

Après 13 jours d'un parcours hors norme à l'Assemblée en première lecture ( 41.000 amendements déposés), Edouard Philippe a signé samedi 29 février la fin de la partie avec le recours surprise à cet outil constitutionnel.

Les syndicats appellent déjà à une grande journée de mobilisation et grève interprofessionnelle mardi 31 mars.



 

Sur le même sujet

Les + Lus