Besançon : cambriolages en série à la Croix-Rouge, près 25.000 euros d’aide pour les réfugiés ukrainiens ont été volés

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Écrit par Sophie Courageot avec Catherine Schulbaum

Colère et incompréhension. À Besançon entre le 27 juin et le 3 juillet, plusieurs sites de la Croix-Rouge française ont été la cible de cambrioleurs. Les pertes financières sont énormes.

La chronologie est la suivante : 2000 euros de dons en liquide d’abord volés dans le local de Planoise. Puis le site de la Malcombe, où sont accueillis les Ukrainiens, est visité lui aussi par les voleurs. Puis, le service de santé sociale de la rue Cusenier où deux ordinateurs sont volés. Et enfin, le dernier cambriolage dans la nuit de samedi à dimanche 3 juillet où plus de 20.000 euros de chèques d’accompagnement personnalisé sont dérobés. Les voleurs ont fracturé une porte. Et ont pris directement les chèques destinés aux réfugiés ukrainiens arrivés ces derniers mois à Besançon.

Une colère froide, devant une association caritative visée par des malfrats

Patrick Bocarra président de la Croix-Rouge française à Besançon, a fait les comptes. Les cambriolages ont fait s’envoler une somme de près de 25.000 euros. “C’est une colère froide forcément, mais elle n’enlèvera pas notre détermination à aider les gens, on avance, on n’a pas le choix” dit-il. La Croix-Rouge avait déjà été victime de cambriolage par le passé. Mais le montant est cette fois-ci colossal. Camion vandalisé, bénévoles régulièrement agressés…. Le président de la Croix-Rouge ne se fait pas à l’idée qu’on puisse s’en prendre à ceux qui œuvrent pour les plus démunis. “C’est devenu une culture particulière que l’on ne comprend pas, on s’en prend aux policiers, aux médecins, aux pompiers, aux postiers….”.

Par chance, la Croix-Rouge de Besançon avait déjà distribué les deux tiers de ces chèques d’accompagnement personnalisés qui viennent en aide aux réfugiés ukrainiens, en complément de l’aide aux demandeurs d’asile que tous ne perçoivent pas encore.

Quatre plaintes ont été déposées. La Croix-Rouge n’avait pas de caméra de surveillance, mais songe désormais à s’équiper. Une enquête de police est en cours pour tenter de retrouver le ou les auteurs de cette série de cambriolages visant une association caritative.