Besançon : rassemblement à 17h en hommage à Rémi Fraisse

Place Pasteur, à Besançon, le mercredi 29 octobre 2014. / © Ludivine Favrel-France 3 Franche-Comté
Place Pasteur, à Besançon, le mercredi 29 octobre 2014. / © Ludivine Favrel-France 3 Franche-Comté

Le dimanche 26 octobre, Rémi Fraisse, 21 ans, est retrouvé mort aux alentours de deux heures du matin, sur le chantier de la construction d’un barrage contesté à Sivens (Tarn). Plusieurs hommages lui sont rendus dont un à Besançon, à 17h Place Pasteur.

Par Vanessa Hirson


Des hommages partout en France

11h30 : Loches, Gap
14h : Briançon
17h : Toulouse, St Gaudins, Tarbes, Le Mans, La Flèche
18h : Metz, Dijon, Carcasonnne, Villeneuve-sur-Lot, Tours, St Etienne, Rodez, Pontivy 18h30: Vannes
19h : Lyon, Paris
20h : Nantes (AG)

A Besançon, le rendez-vous a été donné à 17h, Place Pasteur. Europe-Ecologie-les-Verts, dans un communiqué annonce que le parti s'associe à ce rassemblement


Première conséquence de ce drame : le barrage est remis en cause

Le président socialiste du Conseil général du Tarn a annoncé mercredi qu'il envisageait de "suspendre les travaux" sur le site du barrage contesté de Sivens, le temps d'une remise "à plat" au projet.

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé mercredi qu'elle avait convoqué une réunion mardi prochain à son ministère des "parties prenantes" au projet controversé du barrage de Sivens (Tarn), afin de trouver une "solution". "En appui sur le rapport d'expertise que j'ai demandé, je réunirai mardi prochain l'ensemble des parties prenantes", a déclaré la Ministre à la sortie du Conseil des ministres, citant notamment "les élus, techniciens et agences de l'eau". "Il faut que l'on trouve une solution qui justifie l'engagement des fonds publics et européens sur des ouvrages comme ceux-là"


Retour sur les faits

Samedi, en marge d'un rassemblement pacifique contre la construction d’un barrage à Sivens, 2.000 personnes au moins s’étaient rassemblées sur le site. Des échauffourées avaient débuté entre gendarmes et un groupe d'opposants particulièrement virulent.

Ces heurts avaient repris de plus belle dans la nuit de samedi à dimanche: une centaine d'opposants avaient attaqué "en règle" les gendarmes retranchés dans un enclos grillagé abritant les pré-fabriqués des ouvriers du site. Les engins de
chantier en avaient été déplacés par précaution. Aux jets de cocktails Molotov et de pierres, les gendarmes avaient répliqué avec
des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes.

Selon le magistrat, c'est en éclairant la zone avec des torches que les gendarmes avaient aperçu le corps du jeune homme à terre avant d'"effectuer une sortie" pour le récupérer.

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