Les difficultés du confinement en famille photographiées par le Bisontin Patrice Forsans

D’emblée, les photographies de Patrice Forsans nous parlent. Une petite fille, joyeuse et espiègle, se démultiplie dans des scènes de la vie d’une famille confinée.  Mais, toutes les difficultés quotidiennes sont contrebalancées par la joie de passer du temps avec leur enfant.
 



« Des réveils difficiles », « Ne pas se laisser envahir », « N’est pas institutrice qui veut », « Ne pas céder à la facilité » « La révolte gronde »… Les titres données à cette série de photos évoquent ce que de nombreux parents éprouvent depuis bientôt un mois. 
 


C’est en lisant ce type de commentaires sur les réseaux sociaux que les parents de Sasha, 4 ans, ont eu l’idée de cette série photo.
 

« On a pas besoin de beaucoup se creuser la tête pour trouver plein d’idées, de démonstrations de la difficulté que tous les parents peuvent avoir à gérer le temps avec les enfants ! »

Et pour le Lundi de Pâques, le couple a eu l'idée d'inverser leur principe. C'est l'enfant-roi, ici une enfant-reine qui siège au centre de la table, entourée de sa mère attentionnée. Une image construite en se référant à La Cène de Leonard de Vinci, représentant Jesus lors de son dernier repas avec les apôtres. 


Un effet miroir


Un jeu en famille pour lequel ils n’hésitent pas à chambouler leur appartement le temps d’une prise.
Le résultat est éloquent. C’est comme un effet miroir ! Quel parent n’a pas vécu ces moments où on a l’impression de devoir faire tout à la fois ? de répondre à de multiples sollicitations ?

 


Patrice Forsans a publié ses photographies sur la page facebook du café Marulaz. Juste au dessus du café, il a installé son atelier de photographie.  Patrice a deux métiers : photographe et patron de bar. Des activités qui peuvent s’entremêler comme lorsqu’il avait photographié 230 clients.
 

Un confinement "profitable"


Dans la vie d’avant, Patrice et Fanny se « croisaient », tous les deux, ils font vivre le bar Le Marulaz au centre ville de Besançon, c’est un travail très prenant. Le confinement, mine de rien, leur a permis de percevoir un autre style de vie.

« Ce confinement nous impose de nous retrouver et finalement c’est vraiment profitable. Moi, en tant que papa, je n’ai jamais passé autant de  temps avec elle que maintenant.»


Des instants précieux que le père de famille veut préserver après le confinement.

« Cela sera forcément différent après, Demain, peut-être que je consacrerai plus de temps à ma famille. Tant pis, je gagnerai peut être moins mais il y aura un meilleur équilibre. »


Remarque Patrice Forsans.

«C’est comme après un voyage, poursuit Fanny Robbe, comme une expérience forte. On sera marqué au plus profond ».
 



D’ici là, le couple vit au présent. Ils savent que l’avenir sera sans doute rude, leur bar va encore rester fermé au-delà du 11 mai. L’atelier de photographie, lui ouvrira dès la fin du confinement, avec déjà un projet en tête : photographier les habitants de Battant.