Réforme des retraites : 1250 mobilisés ce jeudi 16 janvier, à Besançon

Quelque 1250 personnes ont défilé dans les rues de Besançon, ce jeudi 16 janvier, pour protester contre la réforme des retraites. Qui sont ces mobilisés ? 43 jours après le début du mouvement, qu'espèrent-ils du gouvernement ? Témoignages recueillis ce matin, au sein du cortège de manifestants. 

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Quelque 1250 personnes (selon la Préfecture) ont défilé ce matin à Besançon pour protester contre la réforme des retraites. Ils étaient 1500 selon la CGT. L’appel avait été lancé par l’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires. 

 


Le cortège est parti du parvis de la gare Viotte avant de rejoindre le centre-ville. À sa tête, près de 150 lycéens. 
Parmi eux, Léo, 15 ans, qui manifeste pour la 4e fois. "Je suis là parce que je n'suis pas d'accord avec la réforme des retraites... Et je suis aussi contre la réforme du baccalauréat ! Elle est censée s'appliquer dès la semaine prochaine, et on n'a aucune information sur les épreuves. Il faut continuer, le gouvernement pliera un jour !". 

Même ténacité du côté d'Hamama, 48 ans : 
" Ma détermination se renforce de jour en jour". Hamama, 48 ans, mobilisée depuis le 5 décembre. ©A.Plougoulm

" Le jour où je viendrai et qu'il n'y aura personne, là, oui je me sentirai découragée",  explique Julie, 30 ans. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de dialogue engagé, ni avec les acteurs sociaux, ni avec la population. C’est une injustice qui perdure et qui me paraît insoutenable : c'est ça qui me pousse à me mobiliser.  Le fait de voir que les jeunes sont là, ça donne un peu d’espoir !"
 

" Si on arrive à pas se décourager, c'est bien parce qu'il y a des vagues de manifestations successives", renchérit Bénédicte, professeur d'Histoire-géographie au lycée Pergaud. "On se dit que cette addition de différentes professions doit bien finir par porter, quand même".

 
Yvain, 28 ans, en est à sa troisième manifestation.

L'intersyndicale a annoncé une nouvelle "journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle" le 24 janvier, jour de l'examen du projet de loi en Conseil des ministres.