Revue du web : Besançon et la défiscalisation Duflot

Besançon et son centre historique / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
Besançon et son centre historique / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot

Selon le documentaire diffusé hier soir sur France 3, la ville de Besançon a bénéficié des avantages de la défiscalisation Duflot alors que son taux de logements vacants ne lui permettrait pas. Une dérogation obtenue pour soutenir les entreprises du bâtiment de la région.

Par Isabelle Brunnarius



Que dit cette enquête sur le "scandale du logement" tournée pour l'émission de France3 La France en face sur Besançon? Le cas de la capitale Franc-comtoise a été pris pour illustrer la loi Duflot et ses dérogations. Si vous n'avez vu ce documentaire, le passage concernant Besançon  commence à 1'18. 
http://pluzz.francetv.fr/videos/la_france_en_face_le_scandale.html


D'après une étude du Crédit Foncier, Besançon fait partie des villes qui présentent un déséquilibre entre l'offre et la demande. La loi Duflot permet une défiscalisation si il y a pénurie de logement dans une zone. Malgré une offre de logement suffisante, la ville a obtenu une dérogation pour permettre aux propriétaires de logement neuf mis en location de payer moins d'impôts. Pour ce documentaire, "le dispositif Duflot est détourné de son objectif initial,  pallier la pénurie de logement". 


En guise d'introduction, la ville est présentée comme une cité "à l'écart des grands axes de circulation. Son essor s'est arrêté avec la fin de l'horlogerie des années 70. Sa démographie s'est figée..."


C’est d’ailleurs ce qui a le plus énervé le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret. « Ce qui me gêne c’est le portrait de la ville alors que l’on a tout fait pour changer son image ! »

L’enquête précise que depuis 2009, la défiscalisation à Besançon a coûté à l’Etat 110 millions d’euros. Réponse de Jean-Louis Fousseret, il assume totalement le soutien au secteur du bâtiment. Pour cet élu, « il est important de pouvoir proposer des logements à des prix abordables, d’où l’importance qu’il n’y ait pas trop de pression sur les prix. Un argument utile pour faire venir des entreprises ou convaincre les militaires de rester à Besançon ».
Interrogé sur ces approximations pendant l’interview à nos confrères, Jean-Louis Fousseret  réplique qu’il ne savait pas qu’il allait être interrogé sur le taux de vacance de logement. Quant à la préfecture du Doubs, elle n'a pas souhaité réagir dans l'urgence.




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