L'utilisation quotidienne du smartphone a-t-elle un impact sur notre mémoire ?

© PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP
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Des chercheurs du CHU de Besançon et de l’université de Franche-Comté lancent une étude pour mesurer l'exposition d'utilisateurs de smartphones aux radiofréquences. Les auteurs de l'étude recherchent 100 participants.

Par Camille Belsoeur

Les téléphones portables sont omniprésents dans notre vie, mais on connaît encore assez mal leur éventuel impact sur notre santé. C'est pourquoi des chercheurs de l'université de Besançon, en collaboration avec leurs homologues suisses de l'Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle, lancent une étude scientifique qui vise à mieux mesurer l'exposition d'utilisateurs de smartphones aux radiofréquences qu'émettent ces appareils et à leur éventuel impact sur la mémoire ou le bien-être.

 "L'originalité forte de l'étude est de mesurer très précisément le degré d'exposition aux radiofréquences des participants grâce à l'installation sur leur téléphone d'une application développée spécialement pour l'occasion et qui mesurera toutes les radiofréquences reçues par son utilisateur, selon qu'il utilise un kit mains libres, qu'il dorme avec son téléphone allumé etc...", décrit Frédéric Mauny, praticien au CHU de Besançon et chercheur au sein du laboratoire Chrono environnement de l'université de Besançon.


Une perturbation de la mémoire immédiate

En parallèle, des tests de mémoires seront réalisés auprès des mêmes participants pour vérifier s'il existe un lien entre un trouble de la mémoire immédiate et une forte exposition aux radiofréquences. "Une étude préliminaire de nos confrères suisses avait démontré que ce que l'on appelle la mémoire de travail, qui correspond aux informations que l'on retient quelques heures avant de les oublier ensuite, pouvait être perturbé par une forte exposition aux radiofréquences. Pour confirmer cette étude, nous avons besoin de mieux mesurer le degré d'exposition aux radiofréquences", note Frédéric Mauny. 

Les volontaires devront répondre chaque soir à un questionnaire, notamment avec des tests de mémoires


Les scientifiques recherchent 100 volontaires à Besançon et 100 volontaires à Bâle pour leur étude qui vient à peine d'être lancée. Les participants seront indemnisés à hauteur de 35 euros. "Nos équipes iront d'abord au domicile des participants pour installer notre application de mesure des radiofréquences sur leur téléphone, puis pendant les 10 à 15 jours suivants, les volontaires devront répondre chaque soir à un questionnaire, notamment avec des tests de mémoires", souligne le chercheur bisontin. 


Pour participer à l'étude, il faut remplir les critères suivants : 
- Vous utilisez quotidiennement un smartphone (Android exclusivement) et passez au
moins cinq appels par semaine
- Vous êtes âgé de 20 à 30 ans ou de 60 à 70 ans
- Vous habitez Besançon
Renseignements et inscriptions : sputnic@chu-besancon.fr
Etude indemnisée à hauteur de 35 € 

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