Non, il n’y a pas eu de tentatives d’enlèvements d’écoliers à Levier dans le Doubs

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Le procureur de la République de Besançon a fait le point ce mardi 15 septembre sur l’enquête ouverte par la gendarmerie après le témoignage de plusieurs enfants. 

Dans le petit bourg du Haut-Doubs, la rumeur enflait, inquiétant parents, mairies et enseignants. Le 7 septembre, deux enfants de 10 ans expliquaient avoir été abordés par un véhicule 4x4 Mercedes blanc alors qu’ils retournaient à l’école en début d’après-midi. L’homme âgé leur aurait proposé de monter dans sa voiture. Le jeudi 10 septembre, un autre élève explique avoir échappé au véhicule, il dit avoir réussi à s’enfuir à vélo. 


L’enquête menée par la gendarmerie du Doubs a permis de réquisitionner les images des caméras de surveillance de la commune de Levier. À l’examen des images, il s’avère qu’un véhicule gris circulait bien le lundi à proximité de l’école. À aucun moment, il n’approche les enfants. Le jeudi, idem, aucune voiture n’aborde le jeune écolier.

Réentendus par les gendarmes, les trois jeunes ne souvenaient plus trop de ce qui s’était passé a expliqué le Procureur de la République Etienne Manteaux. L’écolier qui évoquait des faits survenus le jeudi a avoué avoir tout inventé, par imitation sans doute.


La gendarmerie a mené l’enquête, comme elle le fait à chaque signalement de ce type. “Les enlèvements d’enfants sont souvent précédés de tentatives d’enlèvement. Ces enquêtes sont prises au sérieux dès qu’il y a un signalement” a expliqué le général Stéphane Gauffeny en charge du groupement de gendarmerie du Doubs. 


L’homme de 68 ans, un habitant de Levier, qui conduisait la voiture grise identifiée sur les caméras de surveillance le 7 septembre a été entendu dans le cadre de l’enquête en audition libre. Une perquisition a été effectuée à son domicile pour établir si l’homme aurait pu détenir d'éventuels fichiers pédopornographiques. L’homme est mis hors de cause. Il n'est pas connu de la justice. “L’enquête exclut la moindre tentative d’enlèvement” indique la gendarmerie.


“Nous n’allons pas poursuivre les deux mineurs pour dénonciation calomnieuse” a indiqué le Procureur. “J’espère que la tension va retomber sur Levier, il ne s’est rien passé le 7 et 10 septembre dans cette commune” a-t-il conclu Etienne Manteaux, regrettant l’effet boule de neige qu’ont pu provoquer les fausses révélations des enfants.


La présence de caméras de surveillance s’est révélée déterminante dans cette enquête.