Les écoles de production : un pari pour l'avenir

En France, un peu moins de 100 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans dipôme (CAP ou Bac). Les écoles de production sont une solution pour ces jeunes ne sont pas faits pour le système scolaire traditionnel. Leur pédagogie s'est adaptée aux jeunes. 

Clément, Dimitri, Alexis et Steven : quatre élèves des écoles de production de  Dole et de Besançon
Clément, Dimitri, Alexis et Steven : quatre élèves des écoles de production de Dole et de Besançon
En Bourgogne Franche-Comté,  la première école de production s'est créée en 2013 à Dole. Puis deux autres ont ouvertes à Besançon et à Châlon-sur-Saône en 2017. Enfin, un projet est en cours à Chamblanc en Côte d'Or. En France, il y a actuellement 26 écoles de production. Tout est parti de Lyon, en 1880 mais c'est seulement depuis les années 2000 que le principe s'est développé en dehors de la Région Rhône-Alpes. Ces écoles sont gratuites pour les élèves, elles sont soutenues par les conseils régionaux, des fondations ou des branches professionnelles comme l'UIMM.

Ces écoles forment des jeunes à partir de 15 ans à des métiers en tension dans leur secteur géographique. Les temps en atelier sont importants et la production est vendue à de vrais clients. Les jeunes sont acceptés après un entretien et le seul critère de sélection est la motivation. Ce sont des écoles techniques privées, déclarée au rectorat de l'académie. Il s'agit de formation initiale. La pratique et la théorie se font au même endroit.

A Besançon, l'école de production accueille une vingtaine de jeunes pour les préparer aux métiers de la métallurgie. Nous avons rencontré Clément Fusis le jour de sa rentrée à l'EPB de Besançon. C'était le 15 février. L'école de production est la première en France à proposer aux jeunes de commencer une formation pour passer un CAP en plein milieu d'année. C'est parti d'un constat : souvent, les jeunes qui n'ont pas accroché avec la formation commencée en septembre se retrouvent sans projet en plein milieu de l'année scolaire. D'où cette rentrée décalée pour coller au mieux aux besoins des jeunes. 

Tout au long de ce tournage, nous avons discuté avec des adultes passionnés par leur engagement auprés des jeunes pour les aider à trouver leur place dans la société. A Dole, des bénévoles viennent compléter l'équipe de professionnels pour préparer les jeunes aux CAP soit des métiers des pneus soit des métiers de la métallerie, serrurerie. Steven Kohler va passer son examen en juin et, s'il le réussit, un employeur lui a promis de l'embaucher. Certains élèves poursuivent leurs études; c'est le cas de Dimitri qui va commencer l'année prochaine un BTS avec les Compagnons du devoir. 

Prenez le temps d'écouter le témoignage d'Alexis. Il est en seconde année de CAP à l'école de production de Besançon. On apprend beaucoup à l'écouter. Turbulent au collège faute d'avoir trouvé un sens aux études théoriques, il se révèle passionné par son futur métier d'opérateur sur commandes numériques. Aprés son CAP, il devrait lui aussi poursuivre ses études. 

Vous allez le voir dans les quatre reportages de ce feuilleton que ces adolescents qui n'étaient pas fait pour le système scolaire classique, pourront se réveler d'excellents professionnels. Rencontres avec Alexis, Steven, Dimitri et Clément. 
 
Les écoles de production : un pari pour l'avenir 1/4
Les écoles de production : un pari pour l'avenir 2/4
Les écoles de production : un pari pour l'avenir 3/4
Les écoles de production : un pari pour l'avenir 4/4


Reportages : Isabelle Brunnarius, Laurent Brocard, Karl Monnin, Dominique Robbe, Marie-Pierre Goisseaud, Pierre Mayayo et Stéphanie Chevallier.
 
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