Législatives anticipées : "Jordan, barre-toi de là", à Besançon, des citoyens se lèvent contre la perspective d'une victoire RN

Lundi 10 juin, une manifestation a eu lieu dans le centre-ville de Besançon (Doubs) contre la montée de l'extrême-droite et pour une union de la gauche aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Dans la capitale comtoise, plus de 800 personnes étaient présentes.

Place Pasteur flottent des drapeaux Solidaires, La France Insoumise, Nupes. Sur une pancarte, ce message écrit en jaune fluo : "Jordan, barre-toi de là". Et un slogan, scandé dans les rues bisontines : "Besac, Besac, soulève-toi !". Au lendemain de l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale et des résultats des élections européennes, dont est ressorti gagnant le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, avec 31.37% des voix en France, et 37.09% en Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs partis et syndicats se sont réunis pour appeler à l'union des partis de gauche.

"Les résultats d'hier nous ont fait froid dans le dos"

Dans le cortège, beaucoup de jeunes. La vingtaine. Comme Noé Debat, militant de gauche, qui a répondu à l'appel des organisations étudiantes lancé sur les réseaux sociaux. "Les résultats d'hier nous ont fait froid dans le dos. On s'y attendait, mais on est indignés et impuissants face aux décisions que peut prendre Emmanuel Macron." Participer à cette manifestation, "c'est notre manière de changer les choses, de remobiliser la jeunesse et redonner une vague d'espoir", a-t-il affirmé au micro d'Emmanuel Deshayes et Fabienne Le Moing.

L'espoir de voir les partis de gauche s'unir, de bâtir un Front populaire pour les échéances cruciales de juin et juillet prochains et d'éviter surtout, de voir s'installer à Matignon Jordan Bardella. "On ne laissera pas l'extrême droite rentrer au gouvernement", lance Cléa Sauser, jeune militante. "L'espoir n'est pas mort, on ne baissera pas les bras. La jeunesse se mobilise contre la montée de l'extrême-droite". 

Plus de 800 personnes réunies à Besançon 

Même son de cloche du côté des élus et figures politiques régionales. Anne Vignot, maire EELV de Besançon, était présente au rassemblement, au côté de Stéphane Ravacley, candidat sur la liste du PS menée par Raphaël Glucksmann (en 27e position et donc non éligible), et de Christophe Lime, candidat sur la liste de rassemblement de gauche de Léon Deffontaines. "Il fallait marquer notre présence", appuie-t-il. Être là, pour en finir avec "cette politique de la haine, du non-respect des autres. Arrêtons de voter en désespoir, redonnons de l'espoir dans ce vote de gauche". 

Arrêtons de voter en désespoir, redonnons de l'espoir dans ce vote de gauche.

Christophe Lime, conseiller municipal à Besançon

Un discours qui a mobilisé plus de 800 personnes à Besançon, mais qui peine encore à être entendu par les principaux concernés : les élus eux-mêmes. Ce mardi matin, sur France 2, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a affirmé : "nous sommes en train de construire autre chose, sans lui", en faisant référence à Jean-Luc Mélenchon.  Les forces de gauche n'ont plus que cinq jours pour déposer leurs candidatures et donc, trouver un terrain d'entente. La clôture des listes, c'est ce dimanche à 18  heures.

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