Coupe du monde. "C'est pour ces émotions qu'on fait du handball" : la Haut-Saônoise Laura Glauser, muraille de l'équipe de France, en finale de la compétition

Impressionnante lors de la Coupe du monde de handball féminine, la gardienne Laura Glauser, originaire de Haute-Saône, multiplie les performances XXL lors des phases finales de la compétition. Après avoir écœurée les Tchèques en quart de finale, Glauser a de nouveau brillée face à la Suède, vendredi 15 octobre, en demi-finale (victoire 28-37).

80 % de tirs arrêtés dans les cinq premières minutes de la rencontre (8 tirs stoppés sur 10 tentatives adverses). 50 % d'arrêts à la pause (9 sur 18). Un ratio final impressionnant de 12 arrêts sur 33 tirs subis au coup de sifflet final. Voilà les statistiques flatteuses de Laura Glauser, gardienne de l'équipe de France de handball féminine, lors de la demi-finale de coupe du monde remportée par les Bleues face à la Suède (28-36), vendredi 15 décembre, à Herning (Danemark).

Finale dimanche 17 décembre face à la Norvège

Si les joueuses d'Olivier Krumbholz se sont qualifiées pour la 6ᵉ finale mondiale de leur histoire (dimanche 17 décembre, face à la Norvège), elles peuvent ainsi remercier Glauser, Haut-Saônoise d'origine et née à Besançon (Doubs), impériale dans les buts. Après avoir manqué l'Euro 2022 sur blessure, survenue dans une passe difficile sportivement et psychologiquement, Glauser retrouve la lumière lors de ce Mondial, en l'absence de la titulaire Cléopâtre Darleux.

La principale concernée a fait part de sa joie intense au micro de nos confrères de l'AFP, après le coup de sifflet final : 

Quel est votre sentiment après cette qualification à l'issue d'une partie maîtrisée de bout en bout ?

Laura Glauser :  Je suis soulagée, apaisée. Toutes ces émotions me font du bien mais il me manque un truc, et j'ai vraiment envie qu'on aille jusqu'au bout. On donnera tout pour gagner cette médaille (d'or, ndlr). Peu importe qu'on soit fatiguées, Pierre, Paul, Jacques ou j'en sais rien, on ira chercher cette finale avec notre cœur, notre âme, le peu d'énergie qu'il nous reste.

Quel effet procurent, sur le terrain, ces 20 premières minutes parfaites, où quasiment aucun ballon ne rentre dans le but et, en attaque, tout vous réussit ?

Contre la Norvège... (Elle se reprend, ndlr) contre la Suède - pardon je suis déjà là-bas - c'était important de commencer très fort. Il fallait les étouffer dès le début, et c'est ce qu'on a fait pour ne leur laisser aucune chance de revenir, car on leur laisse le petit doigt et elles prennent le bras. C'est trop bon, c'est pour ces émotions qu'on fait du handball, c'est fort, intense." 

80% d'arrêts au bout de 18 minutes : aviez-vous déjà réalisé une telle performance dans un match à fort enjeu ?

Je n'en ai aucune idée et encore une fois, je répète la même chose mais ce qui m'importe, c'est le collectif. Si ma défense n'était pas comme ça, je ne pourrais avoir ce genre de pourcentage. Je ne suis pas là pour des pourcentages mais pour la victoire, pour aller le plus loin. Si on gagne à la fin et que j'ai des statistiques pourries, je serai contente."

Les performances de la muraille des Bleues lui ont valu les éloges de son entraîneur, Olivier Krumbholz. "Elle fait un grand Mondial. On est content pour elle" a-t-il commenté. "Ça fait des années que je dis que ce sera la gardienne du temple en 2024 aux Jeux olympiques. Elle assume un rôle de leader. Elle est très costaude". Une belle preuve de confiance pour celle qui pourrait aller chercher son premier titre de championne du monde dimanche 17 décembre.

À noter également la très bonne performance de Chloé Valentini, la deuxième franc-comtoise du groupe France, native de Morteau (Doubs). Virevoltante pendant cette demi-finale, l'ailière a commencé dans le "sept" titulaire et est à créditer de quatre buts.